28 septembre 2009 23:16; Act: 28.09.2009 23:45 Print

Le Luxembourg a eu sa «petite Madoff»

LUXEMBOURG - Durant des années, elle a dérobé des millions d’euros aux clients de sa banque. Régine Lejeune passera au tribunal en novembre.

Une faute?

Au Crédit Européen, devenu ensuite ING Luxembourg, Régine Lejeune était une salariée modèle, un des cadres de la banque. Mais pendant plus de vingt ans, elle a détourné l'argent des clients sans que personne ne s'en aperçoive.

Le procès de Régine Lejeune, sexagénaire luxembourgeoise, se déroulera devant le Tribunal correctionnel de Luxembourg, du 3 au 6 novembre. Régine Lejeune est accusée d'avoir détourné près de 18 millions d'euros, après avoir gagné la confiance de sa hiérarchie et celle des clients étrangers venus faire fructifier leurs économies au Grand-Duché. Jamais épinglée par les contrôles internes, Régine Lejeune est «tombée» en partant à la retraite.

Depuis, ses victimes se battent pour la faire condamner (elle a déjà fait 17 mois de préventive), mais surtout pour récupérer leur argent. «Il est clair que si Régine Lejeune a pu agir aussi longtemps, c'est notamment grâce à des lacunes et à des négligences dans les systèmes de sécurité de la banque», dit une victime.

Mécontents des arrangements proposés, qui ne tiendraient pas compte des intérêts, plusieurs clients lésés ont ainsi attaqué ING au civil. À sa petite échelle, Régine Lejeune est bien la «petite Madoff» du Luxembourg.

Denis Berche

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).