23 mars 2009 21:05; Act: 23.03.2009 21:11 Print

On peut rouler «propre» grâce aux... sales égouts

La ville d'Oslo envisage de faire rouler des bus roulant au biogaz extrait des eaux usées.

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À Oslo, la station d’épuration de Bekkelaget voit transiter les déjections de 250 000 citadins. (afp)

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La clé de l’énergie «propre» se trouverait-elle au tréfonds des égouts? L’idée fait son chemin dans la ville d’Oslo qui envisage de mettre en service des bus roulant au biogaz extrait des eaux usées.

À compter de l’été 2010, de nouveaux bus devraient sillonner l’agglomération de la capitale norvégienne, alimentés par un carburant produit dans un bel élan collectif, mais sans doute à leur insu, par les habitants.

«On gagne sur tous les tableaux: ça présente un bilan carbone neutre, ça ne pollue presque pas, c’est moins bruyant et c’est renouvelable à l’infini», explique Ole Jakob Johansen, un responsable du projet au sein de la municipalité.

Le carburant, le méthane généré par la fermentation des boues, proviendra de la station d’épuration de Bekkelaget, qui voit transiter les déjections de plus de 250 000 citadins. «En allant aux toilettes, une personne produit huit litres d’équivalent diesel par an. Cela semble peu mais, multiplié par 250 000, ça permet de faire rouler 80 bus, à raison de 100 000 kilomètres chacun», souligne M. Johansen.

Comparé au diesel, le biométhane (ou gaz naturel pour véhicules soit GNV) représente une grande avancée: outre sa neutralité en carbone, il permet une réduction de 78% des émissions d’oxyde d’azote, de 98 % de particules fines et de 92 % du bruit.

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