Crise financière

15 janvier 2010 08:08; Act: 15.01.2010 08:17 Print

Obama veut taxer les grandes banques américaines

Le président américain propose d'imposer les 50 plus grandes banques des États-Unis pour annuler le coût du plan de sauvetage. Il espère récuper quelque 117 milliards de dollars.

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«Je suis déterminé a récupérer chaque centime dû au peuple américain», a annoncé jeudi Barack Obama à l'adresse des plus grandes banques américaines. (photo: afp)

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Barack Obama a annoncé jeudi un projet de taxation d'une cinquantaine de grandes banques destiné à permettre de récupérer les fonds publics dépensés dans le cadre du plan de stabilisation du système financier.

«Je suis déterminé a récupérer chaque centime dû au peuple américain, et ma détermination ne peut être que renforcée lorsque je vois des informations sur les profits énormes et les bonus obscènes dans les sociétés mêmes qui doivent leur survie au peuple américain», qui continue de souffrir de la récession, a déclaré M. Obama en présentant cette «taxe sur la responsabilité de la crise financière».

Proposition justifiée selon certains

Censé s'appliquer pendant dix ans ou aussi longtemps que nécessaire pour un remboursement intégral de l'argent public engagé, cet impôt doit permettre de récupérer jusqu'à 117 milliards de dollars, somme qui correspond au montant maximal des pertes envisagées par le Trésor sur le plan de sauvetage du système financier. Le Trésor prévoit pourtant que, pour l'essentiel, ces pertes ne seront pas liées à l'aide accordée aux banques.

Barney Frank, président de la Commission des services financiers de la Chambre basse, a néanmoins déclaré sur la télévision CNBC qu'il trouvait la proposition présidentielle parfaitement justifiée car les grandes banques, en plus du plan de sauvetage, ont bénéficié d'autres facilités exceptionnelles, de la banque centrale notamment.

Taxe uniquement pour les banques aux actifs supérieurs à 50 milliards

La taxe devrait figurer en février dans le projet de budget fédéral pour l'exercice 2010-2011 qui commencera en octobre, et devra obtenir l'aval du Congrès, ce qui n'a rien d'acquis. Les banques ont déjà indiqué qu'elles feraient tout pour s'y opposer, laissant présager des batailles de couloir au Capitole. Cette taxe est une «tentative prématurée de récupérer» l'argent des contribuables, alors que le secteur financier a «encore quatre ans» pour rembourser, écrit dans un communiqué le Financial Services Roundtable, organisation patronale de la finance.

La taxe envisagée ne concernerait que les entreprises financières dont l'actif est supérieur à 50 milliards de dollars, soit une cinquantaine d'entreprises, essentiellement américaines, mais aussi des filiales de banques étrangères. Soixante pour cent de son produit serait fournit par les dix plus grandes banques du pays.

L'impôt s'appliquerait sur les dettes des sociétés financières en question. En cela il est «juste», a estimé le secrétaire au Trésor Timothy Geithner sur CNBC, car «c'est une taxe sur le risque», «supportée par ceux qui ont le plus bénéficié de la crise».

lessentiel.lu avec AFP

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