14 février 2008 08:23; Act: 14.02.2008 12:16 Print

Il faut interdire la Saint-​​Valentin

Un groupe de parlementaires conservateurs du Koweït tente de faire adopter une loi interdisant la célébration de la fête des amoureux.

storybild

La Saint-Valentin pourrait, selon les islamistes koweïtiens, corrompre la jeunesse musulmane et faire disparaître l'identité de la Nation. (DR)

Sur ce sujet

Les islamistes koweïtiens, qui disposent d'une importante base parlementaire, estiment que ce genre de fêtes provenant de l'étranger est de nature à corrompre la jeunesse musulmane et faire disparaître l'identité de cette petite nation pétrolière.

"Nous étudions actuellement les amendements nécessaires qui interdiraient les célébrations contredisant la Charia (loi islamique)", a déclaré mercredi le député Jamaan al-Hirbish, membre d'une commission qui se penche sur les "phénomènes étrangers" adoptés par les Koweïtiens.

À Koweït City, les ballons rouges étaient légions dans les restaurants, chez les fleuristes et les marchands de chocolat à l'approche de la Saint-Valentin, jeudi. Les journaux publiaient également des publicités pour des bijoux et des gâteaux en forme de coeur.

"Il est de la responsabilité de l'État d'arrêter ce genre d'activités", a affirmé le député Walid al-Tabtabai, qui présidait la réunion de cette commission, à laquelle ont également participé des représentants des ministères de l'Intérieur et du Commerce. "Elles visent à faire des profits et à détruire la société koweïtienne".

Selon lui, cette célébration encourage les relations illicites entre hommes et femmes et implique des "baisers et un comportement inacceptable". Les islamistes sont une force politique importante au Koweït et ont fait adopter des lois séparant hommes et femmes dans les cours d'université et imposant des restrictions sur plusieurs manifestations culturelles telles que des concerts.

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).