Act. 25.03.09; 01:20 Pub. 19.03.09; 17:05
"Nous devrions retrouver un ton qui ne soit pas dicté par la taille des États mais par les bonnes relations dont nous avons besoin pour pouvoir régler cette crise financière", a déclaré le ministre luxembourgeois du Trésor et du Budget dans une claire allusion à l'Allemagne. Il s'exprimait devant la presse à son arrivée à un sommet des dirigeants européens à Bruxelles consacré à la crise économique.
Le ministre allemand des Finances
Peer Steinbrück ne cesse de critiquer les pays pratiquant le secret bancaire, tels la Suisse ou le Luxembourg, très prisés de milliers de riches contribuables pour y placer leur fortune. Plusieurs de ces pays viennent d'annoncer un assouplissement de leurs législations nationales, pour éviter d'être placés au ban de la communauté internationale.
«Tenir compte des sensibilités»
Le week-end dernier, M. Steinbrück, connu pour son franc-parler, a comparé les paradis fiscaux aux "Indiens qui fuient devant la cavalerie", face à la menace de figurer sur des listes noires. Des propos qui ont entraîné une levée de boucliers en Suisse. M. Frieden a émis l'espoir d'avoir lors du sommet de l'UE des entretiens avec M. Steinbrück "sur un ton agréable et constructif" à propos des paradis fiscaux.
De son côté, le Premier ministre luxembourgeois,
Jean-Claude Juncker, a invité implicitement l'Allemagne à "tenir compte des sensibilités" des pays concernés sur la question du secret bancaire.
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