Coronavirus en Équateur

06 avril 2020 07:10; Act: 06.04.2020 10:24 Print

«Des images qui n'auraient jamais dû exister»

Des vidéos, publiées sur les réseaux sociaux, ont montré des corps sans vie qui s'accumulaient dans les rues de Guayaquil. Les autorités ont demandé pardon.

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Le vice-président équatorien, Otto Sonnenholzner, a présenté samedi ses excuses pour la situation survenue dans la ville de Guayaquil, frappée par la pandémie de coronavirus. «Cette semaine, nous avons subi une forte détérioration de notre image internationale, nous avons vu des images qui n'auraient jamais dû exister», et «je vous présente des excuses pour cela», a dit le vice-président, dans une déclaration radio-télévisée.

Vers le milieu de cette semaine, des militaires et des policiers sont venus enlever 150 corps qui gisaient dans des habitations de Guayaquil, la ville la plus peuplée d'Équateur, sur la côte Pacifique, et la plus affectée par la maladie. Ces forces sont intervenues en raison du chaos provoqué dans la ville par le coronavirus, qui a ralenti le transport des corps des personnes mortes de cette maladie ou d'autres causes. Des vidéos montrant des gens masqués s'effondrant dans les rues ou des corps abandonnés ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

Province la plus touchée

L'Équateur comptait dimanche 3 465 cas positifs au Covid-19 dont 172 sont décédés. La province de Guayas, dont Guayaquil est la capitale, est celle qui a enregistré le plus grand nombre de cas en Équateur, avec 2 402 personnes contaminées dont 122 sont mortes, raison pour laquelle le gouvernement a décidé l'envoi de l'armée.

Un couvre-feu de 15 heures par jour a été instauré en Équateur. «Nous ne pouvons pas ne pas respecter le couvre-feu, le confinement», a déclaré le vice-président.

Confronté à la pandémie, le gouvernement du président Lenin Moreno a déclaré l'état d'exception, l'urgence sanitaire, la suspension du travail sur le lieu habituel d'activité, la suspension des cours dans les établissements d'enseignement, la restriction de la circulation automobile et la fermeture des frontières.

(L'essentiel/ats)