Crise du Covid

31 juillet 2021 10:29; Act: 31.07.2021 19:18 Print

Des millions d’Américains risquent l'expulsion

Aux États-Unis, on craint une forte hausse des cas de Covid. Un danger de plus pour les locataires en difficulté financière, qui risquent d’être très vite expulsés.

storybild

Plus de dix millions de personnes sont en retard sur le paiement de leur loyer, a calculé un institut de recherche indépendant. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Des millions de familles américaines qui n’ont pas pu payer leur loyer depuis des mois, à cause de la crise, risquent d’être expulsées de leur logement à partir de samedi, alors qu’expire le moratoire qui les protégeait. Les élus de la Chambre des représentants ont échoué, vendredi, à se mettre d’accord pour accorder un délai supplémentaire aux locataires en difficulté. Il y a pourtant urgence, d’autant plus que le variant Delta fait de nouveau flamber les cas de Covid-19.

Une commission parlementaire avait proposé d’aller jusqu’au 31 décembre, mais le soutien n’était pas suffisant, y compris dans les rangs démocrates. Un sursis jusqu’au 18 octobre avait alors été offert à la discussion. «Malheureusement, pas un seul républicain ne soutient cette mesure. Il est extrêmement décevant que les républicains de la Chambre et du Sénat aient refusé de travailler avec nous sur cette question», a déploré, vendredi soir, la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi.

Une source au Congrès a indiqué à l’AFP que l’idée est loin aussi de faire l’unanimité dans les rangs démocrates. «Il s’agit d’une préoccupation de santé publique», avait déclaré, plus tôt, Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison-Blanche, lors du point presse quotidien. Les élus de la Chambre des représentants sont désormais en vacances jusqu’à la fin du mois d’août, et seront suivis par les sénateurs une semaine plus tard, éloignant tout espoir d’un accord rapide.

Plus de dix millions de personnes sont en retard sur le paiement de leur loyer, a calculé le CBPP, un institut de recherche indépendant. Et 3,6 millions de locataires estiment qu’ils risquent de se faire expulser dans les deux mois, selon une étude du bureau des statistiques (Census) réalisée, début juillet, auprès de 51 millions de locataires.

(L'essentiel/afp)