À l'ère du Covid

07 février 2021 11:12; Act: 08.02.2021 10:42 Print

La pause-​​déjeuner, un moment pas toujours simple

Pour les salariés qui ne sont pas en télétravail, la pause-déjeuner à l'ère du Covid se décline en plats emportés mangés dans les locaux, voire en voiture.

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Certains salariés vont jusqu'à descendre sur le parking et manger dans leur voiture. (photo: StockSnap )

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Pour les salariés qui ne sont pas en télétravail, la pause-déjeuner à l'ère du Covid-19 se décline en sandwichs et autres plats emportés mangés dans les locaux voire... en voiture, ou dans des cantines sous protocole sanitaire strict, un défi logistique mais qui «contribue au moral». Depuis le début de la crise sanitaire, les restaurants d'entreprise fonctionnent au ralenti pour cause de télétravail massif. La plupart des grands acteurs du secteur ont déjà annoncé des suppressions de postes comme Compass, Sodexo ou Elior.

Pour ceux qui restent ouverts, le protocole en entreprise prévoit diverses dispositions contraignantes pour éviter les contaminations: plans de circulation, chaises en quinconce, gel hydroalcoolique... La dernière mise à jour fin janvier ajoute une difficulté avec une distanciation de 2 m entre deux personnes lorsque le masque ne peut être porté, contre 1 m précédemment. Malgré cela, les adeptes de la cantine y trouvent encore «un moment de convivialité», mais aussi un gain financier.

«C'est compliqué»

Dans une grande entreprise de presse qui a fait le choix de maintenir le restaurant interne ouvert «pour le confort des salariés», le Comité d'entreprise indique que globalement les règles sont bien respectées, moyennant quelques rappels à l'ordre réguliers. «C'est compliqué», reconnaît-on toutefois, mettant surtout en avant la crainte «que quelqu'un soit contaminé». Et «ça coûte plus cher» au CSE, notamment parce qu'un poste supplémentaire est dédié au nettoyage des tables, pour les quelque 100 couverts quotidiens contre 280 à 300 habituellement. Le responsable du prestataire, société de moyenne gamme, qui gère une quarantaine de restaurants, en a plus d'une trentaine fermés.

L'enjeu sanitaire est réel. Fin janvier, le directeur général du Travail (DGT) Pierre Ramain avait évoqué «3 900 clusters "investigués" depuis le début de la crise sanitaire» en entreprise, listant la restauration collective parmi les modes de contaminations avec les événements conviviaux en marge du travail (comme les pots) ou encore le covoiturage. Alors que nombre de salariés ne disposent pas de cantine, un décret doit prochainement leur permettre de déjeuner à leur poste de travail, ce que le code du travail interdit actuellement même si c'est déjà couramment pratiqué. En attendant, certains vont jusqu'à descendre sur le parking et manger dans leur voiture.

Le test nasal en repoussoir

C'est le cas d'Alain, cadre dans le secteur spatial dans la région bordelaise, qui a renoncé à tout repas en collectivité. Ce quinquagénaire, qui a eu le Covid en mars, espère ainsi se préserver d'une deuxième contamination. Il assure à l'AFP ne pas souffrir de cette situation et glisse que «tant qu'on a pas été touché par la maladie, on ne peut pas comprendre». Le responsable d'une PME parisienne dans le secteur de la mobilité explique de son côté à l'AFP que pour l'entreprise, qui pratique un «mix» entre télétravail et «présentiel», la cantine est «essentielle» et «contribue aussi au moral des équipes». Celles-ci «viennent plus» que ce qui leur est demandé et «on ne va pas leur faire manger des sandwichs pendant six mois!», lance-t-il. Côté consignes, il assure qu'il n'y a «pas besoin de faire la police, parce que les gens ont bien compris le principe de cas contact» et le prélèvement nasal qui va avec...

Une salariée d'un grand groupe financier en région parisienne explique, elle, qu'il n'y a «rien pour s'acheter à déjeuner» à proximité. L'entreprise dispose de «frigos connectés» avec des plats préparés, mais elle trouve ce système «un peu glauque» et préfère se faire livrer et déjeuner à son poste ou en salle de réunion. Dans les plus petites structures, certains font tout simplement fi des préconisations. Un avocat parisien explique que dans son cabinet, la "tradition" de manger ensemble dans les locaux perdure malgré l'épidémie. «C'est vrai qu'on ne fait pas du tout attention aux distances», reconnaît-il, précisant qu'aucun cas de Covid n'a été recensé parmi la quinzaine de salariés, tous «très jeunes». Parmi les rares exceptions, des conventions peuvent être passées avec des restaurateurs pour les salariés du BTP. La Capeb, organisation du secteur, a fait état cette semaine de près de 250 restaurants en France ayant obtenu l'autorisation.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Baxter le 08.02.2021 08:22 Report dénoncer ce commentaire

    J’ai bossé 22 ans à Paris... jambon beurre cornichons pratiquement tous les midis.. pas de problème..

  • Pavel - usine de Pieterburg le 07.02.2021 14:49 Report dénoncer ce commentaire

    Nous a l'usine, on travaille dur, 12h min. Et presque sans pause, on mange après de travailler ...

  • slado le 08.02.2021 10:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvres bureaucrates les monde tournée au tour deux les salaires élevés des bureaux chauffe des primes ici et là ,et là en ce plaint de devoir manger sur place. Que dire de ceux qui travaillent dans le bâtiment et autres secteurs du genre honte à vous

Les derniers commentaires

  • NoRemorse le 08.02.2021 10:26 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis cuisinier en collectivité secteur social,donc pas de problème pour moi, je mange à toute heure!

  • slado le 08.02.2021 10:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvres bureaucrates les monde tournée au tour deux les salaires élevés des bureaux chauffe des primes ici et là ,et là en ce plaint de devoir manger sur place. Que dire de ceux qui travaillent dans le bâtiment et autres secteurs du genre honte à vous

    • MettonsLesGants le 08.02.2021 11:43 Report dénoncer ce commentaire

      Non, il ne faut absolument pas avoir honte des gens du bâtiments ou d'autres secteurs.

  • Junk Food Junk Money le 08.02.2021 09:23 Report dénoncer ce commentaire

    Belle photo, une pause déjeuner comme ça c'est le cancer ou l'infarctus dans 20 ans, ou les deux en même temps

    • MichL le 09.02.2021 10:10 Report dénoncer ce commentaire

      c'est de la merde et poutant il y a des bouchons dans la majorité des drives les gens aiment maltraiter leur corp .

  • Baxter le 08.02.2021 08:22 Report dénoncer ce commentaire

    J’ai bossé 22 ans à Paris... jambon beurre cornichons pratiquement tous les midis.. pas de problème..

    • @ Baxter le 09.02.2021 18:41 Report dénoncer ce commentaire

      22 ans de charcuterie tous les jours? Un conseil: vous devriez faire tester votre cholestérol et votre diabète...

  • Samedi le 08.02.2021 07:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Encore une fois que les bureaux bureaux bureaux au Luxembourg il y a que des bureaux