Covid

28 septembre 2021 21:51; Act: 29.09.2021 11:30 Print

Pas plus d'effets indésirables avec la 3e dose

Une étude des autorités sanitaires américaines publiée mardi révèle que se faire injecter une 3e dose de vaccin Pfizer ou Moderna ne provoque pas de nouvelles conséquences fâcheuses.

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Les autorités sanitaires américaines ont annoncé mardi qu’une troisième dose de vaccin Pfizer ou Moderna ne provoque pas plus d’effets secondaires que la deuxième dose. (photo: AFP)

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Les effets secondaires observés après une dose de rappel des vaccins anti-Covid de Pfizer et Moderna sont largement «similaires» à ceux expérimentés après la deuxième, selon une étude publiée mardi par les autorités sanitaires américaines.

Ces données ont été rassemblées auprès de plusieurs milliers de personnes ayant reçu une troisième dose de ces remèdes entre mi-août et mi-septembre, au moment où celle-ci était autorisée pour certaines personnes immunodéprimées dans le pays.

L’étude montre que «les doses de rappel sont pour le moment bien tolérées», a déclaré lors d’une conférence de presse Rochelle Walensky, la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

«La fréquence et le type d’effets secondaires étaient similaires à ceux observés après les deuxièmes doses de vaccins, et ils étaient la plupart du temps légers ou modérés, et de courte durée», a-t-elle ajouté.

Au 19 septembre, plus de deux millions de personnes avaient déjà reçu une dose de rappel aux États-Unis, selon les CDC.

Les données publiées mardi s’appuient sur quelque 20’000 personnes s’étant inscrites sur une application (v-safe), et ayant rempli un questionnaire après leurs injections.

Parmi celles ayant complété ce questionnaire après chacune des trois doses, environ 79% ont signalé une réaction localisée après la troisième injection (douleur à l’endroit de la piqûre), et 74% une réaction dite systémique, c’est-à-dire affectant la totalité de l’organisme (fatigue).

Après la deuxième injection, ces chiffres étaient de 78% et 77% respectivement, donc très semblables.

Sur les plus de 20’000 personnes, environ 28% ont déclaré ne pas avoir pu vaquer à leurs occupations quotidiennes habituelles après la troisième dose, la plupart du temps le lendemain de l’injection.

Participants en majorité blancs

Ces données ne sont toutefois pas représentatives de la population américaine, préviennent les CDC, la majorité des personnes inscrites sur l’application étant blanches.

Par ailleurs, l’étude ne porte pas forcément uniquement sur les personnes immunodéprimées, d’autres personnes ayant pu également recevoir une troisième dose en contournant les recommandations en place à l’époque, précisent les CDC.

Les autorités sanitaires américaines ont, depuis la fin de la semaine dernière, élargi la population éligible à une troisième dose de vaccin Pfizer. Peuvent désormais également la recevoir les personnes de 65 et plus, et certaines à «risque» à cause de leur état de santé ou du fait d’un emploi les exposant particulièrement au virus.

(L'essentiel/afp)