Royaume-Uni

24 juillet 2020 15:42; Act: 24.07.2020 16:01 Print

Pour Boris Johnson, les antivaccins sont «dingues»

Le Premier ministre britannique a critiqué ce vendredi, les opposants aux vaccins lors d’une visite dans un centre médical, à Londres.

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Boris Johnson a réagi au mouvement antivaccin qui a gagné du terrain ces dernières années. (photo: Keystone)

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Boris Johnson a qualifié vendredi de «dingues» les opposants aux vaccins, en faisant la promotion du nouveau programme élargi de vaccination contre la grippe au Royaume-Uni. «Il y a tous ces antivaccins maintenant. Ils sont dingues», s’est-il exclamé lors d’une visite dans un centre médical, à Londres.

Son gouvernement conservateur a élargi son programme de vaccination contre la grippe, face aux craintes de voir les services de santé submergés en cas de nouvelle vague de contaminations du nouveau coronavirus. Le vaccin sera désormais gratuit pour les personnes à partir de 50 ans, les groupes plus vulnérables et les jeunes enfants. L’objectif affiché est de vacciner 30 millions de personnes.

«Scénario du pire raisonnable»

Selon une étude scientifique commandée par le gouvernement, une deuxième vague de nouveau coronavirus cet hiver pourrait faire jusqu’à 120 000 morts dans les hôpitaux du Royaume-Uni dans un «scénario du pire raisonnable» sans préparation adéquate.

L’étude préconise de mettre en œuvre une campagne d’information avec des conseils spécifiques pour les personnes fragiles, d’augmenter la capacité de tests et de vacciner les personnes à risque et personnels de santé. Avec plus de 45 000 morts, le Royaume-Uni est le pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie de nouveau coronavirus. Le port du masque est devenu obligatoire dans les magasins, vendredi, en Angleterre.

Retour à la «normalité»

Selon l’ONU, un vaccin est la seule voie possible pour un retour à la «normalité». Mais selon un récent sondage YouGov, 16% des Britanniques refuseraient «probablement» ou «certainement» un tel vaccin, surtout parmi ceux qui s’informent via les réseaux sociaux.

Le mouvement antivaccin a gagné du terrain ces dernières années, s’appuyant notamment sur des études scientifiques mensongères liant vaccination et autisme.

(L'essentiel/afp)