Biopic

21 avril 2017 09:05; Act: 21.04.2017 09:15 Print

Reda Kateb s'est mis dans la peau de «Django»

Séduit par la musique et l'aura de Django Reinhardt, l'acteur français campe avec brio le fondateur du jazz manouche dans un biopic, en salles mercredi.

  • par e-mail
Sur ce sujet

Révélé dans «Un prophète» (2009) de Jacques Audiard puis dans «Hippocrate» qui lui valut un César du meilleur second rôle en 2015, Reda Kateb, 39 ans, porte cette fois un film sur ses épaules, en incarnant le personnage-titre, Django Reinhardt. C'est «un personnage plus grand que la plupart de ceux qu'on a l'habitude d'interpréter», a souligné l'acteur. Et d'évoquer au sujet du célèbre guitariste «le côté haut en couleurs, les contradictions, le génie musical ainsi que le fait d'avoir transformé un handicap en nouvelle musique».

Car le musicien à la fine moustache, mort en 1953 à l'âge de 43 ans, a inventé le jazz manouche suite à un accident le privant de l'usage de sa main complète. Pour se mettre dans sa peau, Reda Kateb a appris à jouer de la guitare à trois doigts pendant un an. «J'ai passé plus de temps à travailler la musique qu'à lire des choses sur lui», explique l'acteur. D'autant plus qu'il existe peu de documents sur l'artiste, ce qui laissait de la place à l'interprétation.

Un personnage tiraillé

Le film, présenté en ouverture de la Berlinale en février, s'appuie sur un épisode peu connu de la vie de Django Reinhardt, forcé de fuir en 1943 le Paris occupé, en raison de son appartenance à la communauté tsigane persécutée par les nazis. Il marque les débuts derrière la caméra du Français Étienne Comar, jusqu'ici connu comme scénariste et producteur. «Je ne voulais pas réaliser un biopic au sens classique, mais raconter une histoire qui a des correspondances avec la période contemporaine, avec le statut de l'artiste dans un monde en crise», explique le réalisateur.

Le Django qu'il dépeint est un musicien renommé, doublé d'un homme à femmes mais qui n'a aucune conscience de ce qui se passe alors en Europe et du sort infligé aux siens. Grâce aux femmes, en particulier Louise, sa maîtresse (un personnage fictif interprété par Cécile de France), il va peu à peu ouvrir les yeux et composer un requiem (réécrit pour l'occasion par le musicien australien Warren Ellis) en mémoire des tsiganes tués par les nazis, point d'orgue du film qui compte plusieurs belles séquences musicales. Django «est un personnage tiraillé, ce n'est pas un héros».

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.