«Juste la fin du monde»

21 septembre 2016 15:52; Act: 21.09.2016 16:52 Print

Xavier Dolan s'essaie au huis clos familial

Dans «Juste la fin du monde», le réalisateur canadien livre sa vision du huis clos familial, traité sur un mode hystérique avec un casting haut de gamme de stars françaises.

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«Juste la fin du monde», sixième long métrage du réalisateur canadien de seulement 27 ans, avait été récompensé par le Grand Prix au dernier Festival de Cannes, après avoir divisé la presse. «Tout ce qu'on fait dans la vie, on le fait pour être aimé, pour être accepté», avait déclaré en larmes le réalisateur à la carrière météorique, en recevant son prix. «Je tournerai toute ma vie des films, aimé ou non», avait ajouté le cinéaste, Prix du Jury en 2014 pour «Mommy».

Pour lui, sa dernière production est son «meilleur» film et «le plus complet». Il est tiré d'une pièce de l'auteur français Jean-Luc Lagarce, mort du sida en 1995, «Juste la fin du monde», que lui a fait découvrir la muse de Dolan, l'actrice Anne Dorval, la mère de «Mommy».

Il n'y aura pas de prochaine fois

Louis (Gaspard Ulliel), homosexuel et auteur à succès, retrouve sa famille après douze ans d'absence. Mais le retour de celui qui veut annoncer qu'il va bientôt mourir n'a rien à voir avec celui du fils prodigue. Il repartira avec son secret après avoir retrouvé une mère (Nathalie Baye), un frère (Vincent Cassel), une sœur (Léa Seydoux) et découvert une belle-sœur (Marion Cotillard), le temps d'un repas de famille houleux, où toutes les rancœurs amplifiées par ses années d'exil vont exploser.

Le huis clos asphyxiant d'une heure et demie où tout le monde parle, hurle en même temps sur fond de musique tonitruante, n'a que quelques rares moments de respiration. «On sera mieux préparés la prochaine fois», promet Nathalie Baye, à son fils qui s'en va. Elle sait pourtant qu'il n'y aura pas de prochaine fois.

(L'essentiel/afp)