Le DVD de la semaine

26 septembre 2016 18:08; Act: 27.09.2016 10:37 Print

Gosling boit, Crowe cogne et le spectateur savoure

Projeté hors compétition au Festival de Cannes 2016, «The Nice Guys» n'a pas cassé la baraque.

Une faute?

Los Angeles, années 1970. A priori, Holland March (Ryan Gosling), détective privé alcoolique on ne peut plus crétin, et Jackson Healy (Russell Crowe), castagneur en diable, n'ont rien en commun. Jusqu'au jour où ils se trouvent tous deux impliqués dans la même enquête sur la mort d'une actrice porno. Tel est le point de départ de «The Nice Guys».

On dit souvent qu'il est plus facile pour un acteur de briller dans des drames que dans des comédies, registre qui exige un sens du rythme particulièrement aiguisé. Si tel est le cas, «The Nice Guys» est l'illustration de l'éventail du talent de Ryan Gosling et de Russell Crowe, tant ils semblent au diapason dans le film de Shane Black. Il faut dire que ce dernier en connaît un morceau en matière de «buddy movie»: Black a tout de même à son crédit des films comme «L'arme fatale» (en qualité de scénariste) ou «Kiss Kiss Bang Bang» (en qualité de metteur en scène).

Le réalisateur signe un joli exercice de style avec ce film qui alterne le burlesque (les acteurs ne se sont pas économisés physiquement) et les dialogues absurdes, le tout enrobé d'une compil disco-funk des plus cool. Mais cet effort n'a pas été récompensé au box-office, le film engrangeant à peine plus de la moitié de son budget. C'est injuste, direz-vous, après l'avoir vu sur galette.

(L'essentiel avec Catherine Magnin)