Mindy Kaling

02 septembre 2019 19:10; Act: 02.09.2019 19:21 Print

«Je ne voyais personne comme moi à la télé»

Pour écrire le film «Late Night», l'Américaine Mindy Kaling s'est inspirée de sa propre expérience parmi les scénaristes de la série «The Office».

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Engagée pour lutter contre la sous-représentation des minorités à la télé, l'Américaine d'origine indienne était la seule femme de couleur dans l'équipe d'auteurs à 100% masculine et blanche de «The Office». Elle a su imposer son humour, même si elle a grandi sans modèles.

Avez-vous eu l'impression de devoir bosser plus dur que vos collègues pour mériter votre place?

Mindy Kaling: Je ne crois pas. J'ai toujours bossé comme une dingue parce que je ne voulais pas être virée. Mais quand tu es la seule femme et l'unique personne de couleur dans l'équipe et qu'un jour tu n'es pas en forme, tu as le sentiment de représenter toutes les minorités. Un homme blanc qui ne fait rire personne ne se dit pas qu'il ne fait pas honneur à tous les hommes blancs!

À quel point le film est-il basé sur votre expérience personnelle d'une équipe d'écriture à la télé?

Je suis toujours prudente quand je réponds à cette question: certains de mes meilleurs amis y ont travaillé, je n'aimerais pas qu'ils regardent ce film et se disent: «C'est ça que tu penses de nous?» (Rires). L'expérience d'être la seule femme et minorité était bien réelle. La terreur que j'ai éprouvée en voulant faire un bon boulot aussi. Mais les hommes dans le film sont finalement beaucoup moins accueillants envers moi que dans la réalité.

Qui vous a inspirée pour faire ce métier?

En grandissant, je ne voyais personne comme moi à la télévision. À partir de 6 ou 7 ans, j'adorais écrire dans le registre de la comédie et je ne m'imaginais rien faire d'autre. Mes parents m'ont toujours soutenue. Ils avaient compris que je ne m'intéressais qu'à ça, donc ils n'ont pas eu le choix.

(L'essentiel)