Daniel Radcliffe

05 août 2019 07:07; Act: 05.08.2019 07:28 Print

«Je pensais n'avoir aucun talent particulier»

Il a beau être connu dans le monde entier, le héros de «Harry Potter» avait une piètre estime de lui-même étant plus jeune.

La bande-annonce de «Playmobile, le film».

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Daniel Radcliffe prête sa voix à un espion très sûr de lui dans «Playmobil, le film», en salle bientôt. À cette occasion, l'acteur anglais de 30 ans s'est confié. L'interprète de Harry Potter révèle avoir eu une piètre estime de lui-même dans sa jeunesse et mener aujourd'hui une vie normale.

Ce film a-t-il ravivé des souvenirs d'enfance?

Oui, surtout en faisant la promo ces derniers jours. Je me suis demandé avec quels jouets je m'amusais lorsque j'étais gosse. J'avais quelques Playmobil et j'imaginais des dialogues détaillés entre toutes mes figurines.

Quel est le plus mauvais souvenir de votre enfance?

Je détestais l'école. Je n'étais vraiment pas doué pour les études ni pour le sport. Je pensais n'avoir aucun talent particulier et j'avais une mauvaise estime de moi-même. C'est une des raisons pour lesquelles mon agent a suggéré à mes parents de m'envoyer passer une audition pour le rôle de Harry Potter. Comme mes camarades de classe ne faisaient pas ce genre de chose, ils pensaient que je me sentirais spécial.

Et le meilleur?

J'ai fréquenté une école privée anglaise, le type d'endroit où tout le monde vient du même milieu social et il n'y a pas une grande diversité. Je suis donc très reconnaissant qu'on m'ait emmené sur un plateau de cinéma, où j'ai travaillé avec des gens de tous bords provenant des quatre coins du monde.

«Ce soir, il y a le championnat de fléchettes»

Qu'est ce qui est le plus dur quand on devient mondialement célèbre si jeune?

Tu dois découvrir ce qui est important pour toi et qui tu es. Si tu te définis comme une personne célèbre et te vois ainsi, tu vas te casser la gueule parce que tu ne le resteras pas éternellement. La célébrité finit toujours par disparaître et il faut que tu sois à l'aise avec la personne qui reste quand elle s'en va. Fouler les tapis rouges est ce que j'aime le moins dans mon métier. J'essaie juste de vivre une vie aussi normale que possible.

À quoi ressemble une journée normale pour vous?

Je me lève, vais au fitness et lis pendant deux ou trois heures. Ensuite, je réponds aux messages et si j'ai du boulot ce jour-là, je pars donner des interviews ou autre. Quand je rentre chez moi, je commande un repas et regarde du sport à la télé. Ce soir, il y a le championnat de fléchettes.

Et vous aimez ça?

C'est un sport qui a beaucoup de succès en Angleterre et se déroule devant 5 000 spectateurs. Je ne sais pas en jouer mais j'adore regarder ça. Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis accro. C'est super fascinant.

Quelle importance accordez-vous à l'équilibre vie-travail?

Je fais des progrès par rapport à ça. Avant, j'étais heureux en enchaînant les tournages. Peu après avoir rencontré ma copine, il y a six ou sept ans, elle m'a dit: «Tu devrais essayer de partir en vacances, tu aimerais». Je pensais que je détesterais ça et ne pourrais pas me détendre. Et puis, j'ai commencé à prendre des vacances une fois par an et trouvé ça génial.

(L'essentiel)