«Men in Black: International»

12 juin 2019 08:24; Act: 12.06.2019 09:20 Print

Le nouveau «Men in Black» en terrain connu

Sept ans après la fin de la trilogie signée Barry Sonnenfeld, la saga «Men in Black» connaît un quatrième épisode.

Sur ce sujet
Une faute?

Ni tout à fait une suite, ni tout à fait un reboot, «Men in Black: International» tente le grand écart: satisfaire l'appétit des fans des films de 1997, 2002 et 2012, et éveiller la curiosité de ceux qui connaissent peu (ou pas) l'univers des agents en noir chargés de réguler la présence des extraterrestres sur notre planète.

Pour ce faire, il fallait un bon scénario. Il l'est, qui met en scène une petite futée qui, enfant, échappa à la «neurolasérisation» (l'effacement des souvenirs des témoins). Molly (Tessa Thompson), c'est son nom, réussit à localiser le QG des MiB. On l'envoie en mission à Londres pour y démasquer une taupe dans l'organisation. Et si c'était son acolyte, l'agent H (Chris Hems­worth), dont les manières canailles font un parfait suspect?

Un duo peu convaincant

Il fallait ensuite un duo capable de remplacer les mythiques Will Smith et Tommy Lee Jones, la décontraction de l'un, le grincheux de l'autre. Là, le bât blesse, on s'ennuierait un peu en regardant le duo H et M, malgré les efforts de Hemsworth pour camper un H à l'autodérision et à la mauvaise foi crasses.

Il fallait enfin un réalisateur à la hauteur. F. Gary Gray («Fast & Furious 8») ne démérite pas. Il a gardé la musique de Danny Elfman, ingrédient indispensable au charme de la saga, et suivi les progrès des effets spéciaux. Le résultat ne tient pas seulement la route: il met rétrospectivement en évidence à quel point les trois films de Barry Sonnenfeld n'ont pas pris une ride.

(L'essentiel/Catherine Magnin)