«Logan Lucky»

27 octobre 2017 17:16; Act: 27.10.2017 17:31 Print

Même de vrais amateurs peuvent réussir un casse

Channing Tatum, Adam Driver et Daniel Craig se donnent pour la première fois la réplique dans «Logan Lucky», du réalisateur américain Steven Soderbergh.

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On ne prend pas les mêmes, mais on recommence! Dix ans après «Ocean's 13», Steven Soderbergh renoue avec le plaisir d'une bonne histoire de braquage. Celle de «Logan Lucky» table sur une recette on ne peut plus classique: une entourloupe (en l'occurrence, voler les recettes d'une grosse manifestation automobile) au suspense d'autant plus captivant que la réussite paraît fragile.

Les héros semblent en effet faire preuve d'un bel amateurisme. Ajoutez-y des informations distillées avec application pour détourner l'attention du spectateur, qui a l'impression d'avoir tout saisi, avant qu'on lui fasse comprendre le contraire. Et ça marche! La différence qui fait toute la fraîcheur de «Logan Lucky»? Au lieu des pros et experts en costard-cravate de la trilogie «Ocean», une bande de ploucs qui sentent la suie et la sueur.

Un chômeur boiteux (Channing Tatum, qui en est à sa cinquième collaboration avec Soderbergh), un tenancier de bar manchot (Adam Driver), frangins et taiseux, qui s'en vont solliciter en prison l'aide d'un perceur de coffres (Daniel Craig) à quelques mois de sa libération. Au braquage en lui-même s'ajoute donc une évasion. Le plaisir n'en est que doublé. Et même triplé par celui de savourer un divertissement très distrayant!

(L'essentiel)