Cinéma

10 décembre 2018 17:46; Act: 11.12.2018 14:00 Print

Monica Bellucci à l'affiche d'un film d'horreur

L'actrice italienne était présente au festival du film de Marrakech, dimanche. L'occasion d'évoquer la suite de sa carrière.

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Monica Bellucci était au festival du film de Marrakech, dimanche. (photo: AFP)

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L'actrice italienne Monica Bellucci multiplie les rôles différents, avec plusieurs projets en cours, un film australien d'horreur qui sortira en 2019, un film d'espionnage israélien en post-production et l'an prochain, un tournage avec une jeune cinéaste tunisienne, Kaouther Ben Hania.

«Je fais des choix qui sont plutôt des choix d'instant: je lis le scénario et je sens si ça me correspond, si j'ai envie de partir dans cette histoire et surtout si j'ai un truc à dire par rapport à ça», a confié l'actrice, dans un entretien en marge du festival du film de Marrakech. «Il y a des moments où je tourne et après de longs moments où je fais des longues pauses», dit-elle. Et la période actuelle est très active.

«Je fais «Dix pour cent», la série télévisée (NDLR: produite par France Télévisions et diffusée sur Netflix), j'ai fait un film en Australie, Nekromancer, un film d'horreur, un film gore, et après, il y aura le film de Kaouther Ben Hania, pendant l'année 2019 et je fais aussi un film avec un réalisateur israélien Eran Riklis, un film avec Ben Kingsley», détaille l'actrice, âgée de 54 ans.

«Encore une nouvelle expérience»

Dans «Nekromancer», aussi appelé «Nekrotonic», «La Bellissima» joue sous la direction de Kiah Roache-Turner. «Spider on the web», d'Eran Riklis, est un thriller d'espionnage en cours de post-production.

Pourquoi jouer sous la direction de Kaouther Ben Hania? La jeune Tunisienne «a fait un film que j'ai beaucoup aimé, «La Belle et la Meute» qui a été présenté à Cannes l'année dernière» dans la catégorie «Un certain regard», explique Monica Bellucci. «Quand elle m'a présenté le projet, j'ai trouvé le scénario très original, très intéressant».

«Dans mes expériences au cinéma, j'ai plutôt tourné avec des réalisateurs hommes et ça me plait l'idée de renouveler l'expérience avec des femmes: j'ai tourné avec Maria Sole Tognazzi en Italie («L'uomo che ama», 2008), avec Alice Rohrewacher («Les merveilles», 2014), avec Rebecca Miller («Les vies rêves de Pippa Lee», 2009), et voilà... ça va être encore une nouvelle expérience», se réjouit-elle.

«Ça me rattache à la vie»

Récemment, l'actrice a aussi tourné avec Claude Lelouch dans la suite de «Un homme, une femme», face à l'acteur français Jean-Louis Trintignant: «Un moment magique» pour elle. «J'ai beaucoup de respect pour Trintignant, Un homme, une femme est pour moi un film mythique», dit-elle. «Je l'ai vu avec ma mère quand j'étais jeune, et je sais qu'elle était très attachée à ces films-là, me retrouver dans un film avec Lelouch et Trintignant, c'est un peu un rêve d'enfance qui devient réalité».

Elle décrit l'histoire comme «une relation entre un père et sa famille, et l'émotion qui en dérive», son personnage intervient «dans un moment de la vie de cet homme qui ne se rappelle pas trop de son existence et à travers sa fille revoit un peu sa vie».

À 54 ans, la star qui jouait les James Bond girl en 2015 assume son image avec simplicité: «On est une icône pour les autres, mais ce sont les yeux des autres qui nous voient d'un regard particulier... Il y a les couvertures des magazines, il y a les films, mais ça c'est l'image. La vérité c'est qu'il y a une femme, une mère et c'est vrai que moi j'ai des enfants et ça, ça me rattache à la terre».

(L'essentiel/afp)