Agent secret

17 juillet 2021 15:59; Act: 18.07.2021 14:03 Print

«OSS 117» au sommet de lui-​​même en Afrique

Nicolas Bedos reprend la franchise parodique à succès avec un nouvel opus qui s'attaque par la caricature au racisme comme au politiquement correct.

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Le film, prévu en salles le 4 août, est l'un des plus attendus de l'été. Il est projeté en clôture du festival de Cannes. Dans ce nouveau volet des aventures de l'agent secret français, le génie comique de Jean Dujardin, qui l'incarne, est intact. L'acteur oscarisé enfile pour la troisième fois le costume rétro de l'espion le moins doué du renseignement tricolore.

Au programme: nouvelles cascades bouffonnes, parodies de scènes de James Bond et saillies racistes brutes de décoffrage à prendre au troisième degré. «J'aime être un agent secret, tourner en extérieur, faire mes petites cascades de cinéma. OSS, c'est ça: le fond et la forme», a confié Jean Dujardin.

Dans «Alerte rouge en Afrique noire», 117 se voit confier une nouvelle mission, aider un dirigeant africain (le pays n'est pas précisé, peu importe aux yeux d'OSS et de ses supérieurs...) à mater une rébellion avant des élections présidentielles, bien entendu jouées d'avance. Mais Hubert Bonisseur de la Bath, tiré à quatre épingles et qui en est toujours à saluer le petit personnel féminin d'une tape sur la fesse, prend un gros coup de vieux: on lui adjoint les services d'un jeune ambitieux, OSS 1001 (Pierre Niney).

Exotisme et clichés

Fatou N'Diaye est Zéphyrine la «méchante», femme du président et cheffe des rebelles, dans le lit de laquelle finira, évidemment, OSS 117.

Douze ans après la sortie de «Rio ne répond plus», l'humour «OSS 117» sonnera-t-il de la même façon, dans une société où les questions de racisme, d'héritage colonial et de remise en cause du patriarcat sont devenues centrales? Les deux précédents volets, signés Michel Hazanavicius, jouaient, eux aussi, avec l'exotisme et les clichés. «Alerte rouge en Afrique noire» attaque frontalement ces sujets qui fâchent.

C'est Nicolas Bedos, 42 ans, qui a pris les commandes pour cette adaptation au rythme enlevé. Personnalité connue depuis ses apparitions à la télé chez Laurent Ruquier, lui-même humoriste, acteur et écrivain, il signe avec «OSS 117» son troisième film, après «La Belle époque» et «Monsieur et Madame Adelman».

«On fait des films pour les spectateurs»

Engagé à gauche, le fils de Guy Bedos n'a pas peur des positions clivantes, et a travaillé avec le même scénariste que pour les précédents opus. Le film se déroule dans la France de 1981, à la fin du mandat de Valéry Giscard d'Estaing et manie un humour sans filtre, avec Jean Dujardin en mâle blanc vieillissant, balourd et dépassé, qui s'embourbe dans le politiquement correct.

«Ce n'est pas le politiquement incorrect, qui sous-entend l'envie de bousculer, de choquer, de faire mal, auquel je tiens. C'est à la liberté de l'humour», a expliqué Nicolas Bedos: «On fait des films (...) pour les spectateurs, pas pour Twitter!».

Mouvement #MeToo, «cancel culture», cet opus multiplie les clins d'œil aux débats du moment, avec un héros qui révise ses fondamentaux, dans l'avion qui décolle de Paris, en relisant «Tintin au Congo». Prévenu par son supérieur avant de débarquer sur le continent du fait que «nos amis voient du racisme partout», l'espion en fait des tonnes dès son arrivée à l'hôtel, refusant ainsi qu'un groom noir lui porte ses valises en lançant: «Mais qu'est-ce que c'est que ces préjugés?».

«OSS 117» trouvera-t-il son public?

Le virilisme aussi en prend pour son grade, toujours en mode caricature appuyée, avec un OSS 117 macho et homophobe, réduit à l'impuissance sexuelle et dépassé par 1001, le personnage de Pierre Niney, métrosexuel en diable. Évidemment, ce grand voyage sera l'occasion de leçons de vie pour le personnage de Dujardin, convaincu au départ que «les Africains sont joyeux, sympathiques, et dansent bien».

«OSS 117» trouvera-t-il son public? Les précédents volets du cousin français d'«Austin Powers», adapté d'une série littéraire signée Jean Bruce inaugurée dès 1949, ont placé la barre haut: les deux premiers épisodes ont réuni à leur sortie plus de deux millions de spectateurs chacun.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Jean bogdanov le 17.07.2021 16:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    J'ai hâte de voir les woke partir en croisade contre ce film (et contre bedos dont le père a été un pur gauchiste).

  • luis le 17.07.2021 19:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je jamais aimé le père, encore moins le fils.

  • Jean luc moustache le 17.07.2021 18:32 Report dénoncer ce commentaire

    La dérive , ces gens là nous montre leur niveau de culture , pas le mien ! Ouf

Les derniers commentaires

  • Justice humaine le 17.07.2021 20:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Heureusement qu’il y a le cinéma, c’est mieux que les clowns des gouvernements

  • duvaro le 17.07.2021 20:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Même si ça pourrait être un navet, j'irai le voir car il fera fulminer la stupide bien-pensance woke actuelle.

  • luis le 17.07.2021 19:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je jamais aimé le père, encore moins le fils.

  • Jean luc moustache le 17.07.2021 18:32 Report dénoncer ce commentaire

    La dérive , ces gens là nous montre leur niveau de culture , pas le mien ! Ouf

  • fab57 le 17.07.2021 18:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    moi j irais le voir...