«La promesse d'une vie»

15 avril 2015 12:25; Act: 15.04.2015 16:32 Print

Russell Crowe passe derrière la caméra

Avec «La promesse d'une vie», fresque historique sur un paysan australien qui part à la recherche de ses trois fils portés disparus, Russell Crowe passe pour la première fois derrière la caméra.

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«La promesse d'une vie», qui sort mercredi au Luxembourg, se déroule en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, appelée aussi campagne de Gallipoli. Cet épisode sanglant de la Première Guerre mondiale est encore aujourd'hui considéré comme un traumatisme en Australie et Nouvelle-Zélande, qui ont eu à déplorer quelque 10 000 victimes. «Je connaissais le nombre de victimes australiennes et néo-zélandaises mais j'ignorais celui des Turcs», souligne l'acteur et désormais réalisateur de 51 ans, lauréat d'un oscar en 2001 pour «Gladiator» et d'un Golden Globe en 2002 pour «Un homme d'exception».

Plus de 56 000 soldats de l'Empire ottoman auraient perdu la vie dans la bataille des Dardanelles, qui les opposa principalement aux Français (près de 10 000 morts) et Britanniques (34 000). Cette bataille victorieuse pour les Turcs marque aussi le début de l'ascension d'Atatürk, père de la Turquie moderne. Dans sa quête, Joshua Connor (Crowe) est aidé par la belle Ayshe (Olga Kurylenko), la propriétaire de l'hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils.

Entre film de guerre et drame familial

«Russell est un réalisateur formidable, c'est sans doute parce qu'il est acteur. Quand il vous donne des instructions, on peut les ressentir», explique la comédienne franco-ukrainienne, vue dans «November man» aux côtés de Pierce Brosnan, dans «Oblivion» donnant la réplique à Tom Cruise, et ex-James Bond girl («Quantum of solace»).

Le film au budget estimé à 125 millions de dollars a été tourné entre l'Australie et la Turquie, a reçu des critiques plutôt bonnes aux États-Unis avec 73% d'opinions favorables selon le site agrégateur Rottentomatoes.com. La revue spécialisée Variety le décrit comme «un mélange capricieux de film de guerre et mélodrame familial» qui «marque un premier film ambitieux et émotionnellement manipulateur de la part de Russell Crowe».

(L'essentiel/AFP)