Dany Boon

25 septembre 2021 11:03; Act: 27.09.2021 15:19 Print

Un film sur le confinement pour «Netflikche»

Dany Boon a lancé vendredi, à Vitry-en-Artois, «8 rue de l'humanité», une comédie sur le confinement, qui sort sur Netflix.

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Le casting du film a rendu hommage à Léo, Franck et Wilfried, trois copains qui ont donné un coup de main aux persones isolées pendant le confinement. (photo: AFP/Denis Charlet)

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«Hé Biloute!», «Dany, Dany!»: devant la salle polyvalente de cette commune de quelque 5 000 habitants du Pas-de-Calais, métamorphosée par le géant du streaming vidéo en salle de projection avec tapis rouge, grand écran et chaises pliantes, la foule exulte d'accueillir l'enfant du pays. Toutes générations confondues, on se presse autour de l'acteur-réalisateur qui dépassa en 2008 les 20 millions d'entrées avec «Bienvenue chez les Ch'tis», plus gros succès en France pour un film hexagonal.

L'acteur signe des autographes à la pelle, baisse le masque de ses fans le temps d'un selfie et dégaine son plus bel accent du Nord, disant «Netflikche» pour Netflix. Si Dany Boon a réservé l'avant-première à sa région, le film, qui sort le 20 octobre sur la plateforme, sera ensuite présenté dans quatre autres communes françaises (La Penne-sur-Huveaune, Saint-Pée-sur-Nivelle...), avec à chaque fois une mise à l'honneur de «héros» locaux du confinement.

«Ça sort pas au cinéma?»

Le film «ne sort pas au cinéma?», découvre Roberte Boché, qui bout d'impatience derrière une barrière en interpellant les acteurs. «Alors j'irai le voir chez ma fille!», abonnée, elle, à Netflix, sourit cette habitante. «Certainement, avec les événements du Covid, on consomme le cinéma différemment, les plateformes permettent cet accès facile», mais «l'immersion dans la salle de cinéma, il n'y a rien de tel», estime Nicolas, venu avec sa fille Cassandra car «c'est rare qu'en province, dans une petite ville, on accède à un tel événement».

Film choral, «8 rue de l'humanité» met en scène les habitants d'un immeuble parisien pris dans les affres du premier confinement, qui exacerbe leurs névroses mais stimule aussi leur créativité et, finalement, leur humanité. L'intrigue navigue entre un biologiste ébouriffé obsédé par la quête d'un vaccin (Yvan Attal), un hypocondriaque toujours armé d'un thermomètre (Dany Boon), des enfants, éponges des angoisses de leurs parents, ou encore un jeune couple (Tom Leeb et Alison Wheeler) ne vivant plus qu'à travers les réseaux sociaux.

«Pour ma génération, assez privilégiée, la crise sanitaire est la première chose dure de notre vie qu'on traverse», souligne Laurence Arné, coscénariste et actrice, qui campe une avocate jonglant entre contraintes familiales et professionnelles. «C'est un événement qui aura marqué notre génération, il y a une sorte de solidarité entre nous tous à travers cette expérience difficile».

(L'essentiel/AFP)