«BlacKkKlansman»

24 août 2018 08:19; Act: 24.08.2018 10:58 Print

Un officier noir s'infiltre au cœur du Ku Klux Klan

«BlacKkKlansman» a raflé le Grand Prix de Cannes en mai. Spike Lee y dépeint une période sombre avec une bonne dose d'esprit.

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Les discours prononcés par les suprémacistes blancs donnent des frissons. En pleine lutte pour les droits civiques aux États-Unis, Ron Stallworth (John David Washington) postule à la police de Colorado Springs et devient le premier officier noir. N'ayant cure de l'hostilité de certains collègues, l'homme contacte le Ku Klux Klan en se faisant passer pour un extrémiste raciste. Lorsqu'il obtient un rendez-vous avec le groupuscule, il envoie à sa place l'agent blanc Flip Zimmerman (Adam Driver), qui se fait passer pour lui.

Grand Prix à Cannes en mai dernier, «BlacKkKlansman» compte trois excellents acteurs: le très à la mode Adam Driver, vu récemment dans «Star Wars» et «L'Homme qui tua Don Quichotte», la pétillante Laura Harrier («Spider-Man: Homecoming»), à qui le look d'étudiante militante à la coupe afro va à ravir, et surtout John David Washington. On ne pourra pas dire du fils de Denzel qu'il est arrivé là par piston, tant la performance qu'il livre est génialissime.

Même si sa dénonciation du racisme sous Trump est trop évidente, Spike Lee fait mouche en racontant des faits écœurants (et pourtant véridiques) avec un humour corrosif. Voir Ron Stallworth réussir son coup met du baume au cœur, sentiment vite balayé par les images d'émeutes raciales datant de... 2017.

Lisez l'interview de John David Washington ici.

Right on, right on. ✊????✊???? #BlacKkKlansman #NowPlaying Une publication partagée par BlacKkKlansman (@blackkklansman) le 15 Août 2018 à 10 :07 PDT

What are you waiting for? #BlacKkKlansman is NOW PLAYING in theaters. Get your tickets now (link in bio). Une publication partagée par BlacKkKlansman (@blackkklansman) le 17 Août 2018 à 10 :09 PDT

(L'essentiel)