France

11 octobre 2018 11:08; Act: 11.10.2018 11:24 Print

Après la bagarre, Booba retrouve la scène

Le rappeur Booba revient samedi, en grande pompe, à la case musique avec un concert à Paris, où 30 000 fans sont attendus.

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Booba aux Eurockéennes, en 2017. (photo: archive/photo d'illustration)

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Plus de deux mois après sa retentissante bagarre avec Kaaris à Orly, le rappeur Booba donnera un concert samedi, à Paris La Défense Arena (PLDA).

Si d'infimes doutes pouvaient encore subsister sur la tenue de ce show, vu l'ampleur médiatique et judiciaire qu'a prise le «clash» estival, le tribunal correctionnel de Créteil les a définitivement levés, mardi, en condamnant le «duc de Boulogne», comme son rival, à 18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros.

L'artiste de 41 ans, dont le dernier album, «Trône», s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires, peut désormais pleinement se concentrer sur le plus gros rendez-vous de sa carrière qu'il semble, malgré le mois passé derrière les barreaux, aborder en toute sérénité. Sur son compte Instagram, on le voit filmé en train de répéter en studio avec sa fille sur les genoux ou encore filmant lui-même les travées de la salle de concert.

Si la jauge ne sera pas maximale, à savoir celle des 40.000 places dévolues aux grands artistes internationaux comme les Rolling Stones, ce seront tout de même quelque 32 000 fans qui vont remplir la plus grande salle d'Europe, dont la scène sera légèrement avancée.

«Le concert n'a jamais été remis en question», assure à l'AFP Damien Rajot, directeur général de la PLDA. «Les réunions avec la préfecture ont été maintenues pour organiser l'accueil du public. Comme la bagarre s'est produite très en amont du concert, cette période de flou qui a pu exister chez les médias et peut-être auprès d'une partie du public, n'a jamais pris place dans nos esprits».

«Au niveau sécurité, on a mis en place le dispositif adapté au nombre de spectateurs, pour fluidifier la circulation du public. On traite cet événement comme n'importe quel autre, sauf qu'on rajoute du monde partout parce qu'il y aura plus de 30 000 personnes et des normes à respecter», poursuit Damien Rajot.

Le boss du rap français

L'immense salle, sise dans le quartier de la Défense, n'affiche «aucune crainte de perturbations», ajoute M. Rajot. «Il n'y a pas eu de menaces détectées sur les réseaux sociaux», dit-il.

Même placidité du côté de la police des Hauts-de-Seine pour qui ce concert est traité comme un «événement jauge haute». «Un dispositif de sécurité renforcé est donc mis en place: sécurisation des abords, poste de commandement activé au sein de l'Arena avec présence d'un sous-préfet, dispositif de prévention d'actes terroristes».

En habitué des foules, Booba deviendra le premier artiste français à afficher complet dans l'enceinte qui a ouvert ses portes il y a un an à Nanterre, après avoir déjà été le premier rappeur à en faire, en solo, de même à l'AccorHotels Arena en 2015. Il ne reste qu'une poignée de billets à la vente, en tribunes, catégories 1 et 2 (85 et 65 euros). De quoi conforter son statut de boss du rap français, pour celui qui a écoulé plus de deux millions de disques en 9 albums et 5 mixtapes depuis 2002.

Un statut que Booba n'a de cesse de vouloir renforcer. Que ce soit en diversifiant ses activités (deux labels, marques de vêtements, de whisky et de parfum) ou par ses «clash» en séries contre des rivaux, La Fouine, Rohff et donc Kaaris. Ce dernier le dit «en guerre contre le monde entier».

Du haut de son 1,92 m, casquette vissée sur les yeux, Booba exhibera sûrement ses muscles tatoués samedi soir. Mais uniquement pour chanter.

(L'essentiel/afp)