Interview

12 juillet 2019 10:00; Act: 11.07.2019 17:50 Print

«Il nous a fallu virer l'héroïne loin du groupe»

ESCH-SUR-ALZETTE - De retour avec un excellent troisième album, les Britanniques Fat White Family seront à la KuFa, samedi. Rencontre avec leur leader cool et sans filtre.

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«L’essentiel»: Comment se passe la tournée européenne débutée en avril?

Lias (chanteur): Je récupère un peu là, le week-end a été éprouvant. Mais ça se passe bien, pas de problème particulier à signaler, nous n’avons encore perdu personne. C’est un peu différent des autres tournées, car nous sommes très enthousiastes avec ce nouvel album.

Que vous nous réservez-vous pour ce concert à la KuFa?

Il y a davantage d’arrangements désormais, c’est plus musical et plus mélodique. Il y a des orchestrations différentes, plus de synthétiseurs et de boîtes à rythme, et même du saxophone. Nous avons un multi-instrumentiste avec nous sur cette tournée. Attendez-vous à davantage d’énergie.

Après «Songs for our Mothers», Saul (NDLR: Adamczewski, le guitariste) et vous avez travaillé sur vos projets respectifs. Aviez-vous besoin de respirer un peu?

Oui, il faut dire que c’était devenu un vrai bordel entre nous tous au sein du groupe. Chacun avait besoin de faire autre chose, et nous continuerons à fonctionner ainsi, car nous avons chacun des ambitions différentes, et cela nous donne davantage de confiance. Et en même temps, nous collaborons tous aux projets des autres.

Quand avez-vous commencé à travailler sur «Serfs Up»?

Après la fin de la précédente tournée, je ne voulais pas abandonner le groupe et tout ce qu’on avait construit. Nous avons trouvé le moment pour nous réunir, et le lieu, à Sheffield, dans le nord de l’Angleterre. Nous avions besoin de faire les choses proprement, et surtout de virer l’héroïne loin du groupe.

Sheffield a la réputation d’être une ville triste, mais l’album sonne plutôt festif.

Tout le nord de l’Angleterre est comme ça. En fait, nous recherchions le contraire de ce que dégage notre musique. Le précédent était assez terne, et nous voulions faire un album plus coloré, plus mélodique et plus sensible.

Les influences sont multiples sur ce disque. Était-ce planifié?

Nous ne sommes pas du genre à planifier quoi que ce soit, cela ne fonctionne pas comme ça. On arrive avec nos idées, sans savoir ce que ça va donner. L’idée générale était peut-être de sonner plus «poppy».

La façon de composer a-t-elle changé?

J’ai commencé à travailler sur les mélodies pour ce disque. Nous collaborons avec Saul et mon frère Nathan, ce n’est pas toujours évident, car nous mettons parfois la diplomatie de côté.

(Recueuilli par Cédric Botzung)