Carnet noir au Japon

10 juillet 2019 07:34; Act: 10.07.2019 09:58 Print

Johnny, le gourou des boys bands de J-​​Pop, est mort

Recordman mondial du nombre de chansons classées premières au hit-parade ou du nombre de concerts produits, Johnny Kitagawa s'est éteint à 87 ans.

Sur ce sujet
Une faute?

Johnny Kitagawa avait été hospitalisé en soins intensifs après un malaise et une perte de conscience mi-juin, avait un peu récupéré ensuite mais son état s'est de nouveau aggravé, finissant par l'emporter en fin d'après-midi, mardi, a précisé sa société Johnny & Associates, dans un communiqué.

De Smap à Arashi en passant par Tokio ou Kat-Tun, la quasi intégralité des jeunes hommes vedettes de boys band de variété japonaise (J-Pop) étaient appelés des «Johnny's», en référence à ce producteur né aux États-Unis et qui est resté au sommet pendant plus d'un demi-siècle.

Un phénomène commercial puissant

Johnny était considéré au Japon comme le plus grand faiseur de talents de la J-Pop dont les stars sont aussi saluées en Asie et en partie en Occident. Il semble avoir créé un moule dans lequel se coulaient tous les jeunes hommes qu'il produisait. Toutefois, il a aussi fait l'objet dans une partie de la presse d'accusations de harcèlement sexuel, ce pourquoi il n'a cependant jamais été condamné.

Les boys bands au Japon sont un phénomène commercial puissant avec d'un côté des groupes de vedettes qui durent des décennies, semblent ne pas vieillir en enchaînant tube sur tube, et de l'autre des formations d'éphèbes archétypaux très éphémères.

(L'essentiel/afp)