«Gatsby le Magnifique»

30 avril 2013 10:00; Act: 29.04.2013 18:20 Print

L'argent ne fait pas le bonheur

En attendant la version de Baz Luhrman, qui ouvrira le Festival de Cannes, pourquoi ne pas revoir «Gatsby le Magnifique» de 1974?

Sur ce sujet
Une faute?

Long Island, début des années 20. Le mystérieux Gatsby (Robert Redford), dont le passé et la fortune à l'origine douteuse suscitent fantasmes et potins, organise dans sa propriété des réceptions dispendieuses auxquelles il ne participe pas. Tout ce qu'il désire, apprendra son voisin (Sam Waterston), c'est se rapprocher de Daisy (Mia Farrow), amour de jeunesse dont il ne se sentait pas digne à l'époque en raison de sa pauvreté. Entretemps, Daisy s'est mariée et a eu un enfant, mais son mari la trompe avec la femme d'un garagiste. Cela suffira-t-il pour qu'elle retourne dans les bras de Gatsby?

Vu quarante ans après sa sortie, «Gatsby le Magnifique», de Jack Clayton, est un film étrange. Il a manifestement assez mal vieilli dans sa mise en scène et son romantisme, qui rappellent, sans le même panache, l'Elia Kazan d'«Un tramway nommé désir», «À l'est d'Eden» ou «Le dernier Nabab». Mais il fascine par l'atmosphère d'hystérie putride qui s'en dégage, la brutalité cendreuse qui salit les dentelles, la sueur qui perle sur les visages. Du coup, on est curieux de voir ce que Baz Luhrman («Moulin Rouge») a tiré du roman de Francis Scott Fitzgerald. Son «Gatsby le Magnifique» sortira sur nos écrans le 15 mai prochain.