Sortie CD

17 juin 2014 10:00; Act: 17.06.2014 16:04 Print

Lana Del Rey a assorti mélancolie et élégance

Élevée au rang d’icône, la chanteuse américaine promène son spleen sur «Ultraviolence», son élégant second album.

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La vénéneuse Américaine a vendu plus de 7 millions d’exemplaires de son premier disque «Born to Die», porté par les tubes «Video Games» et «Blue Jeans». Sur ce premier essai, Lana Del Rey utilisait abondamment le rythme et le phrasé hip-hop. Un côté moderne et «bling-bling» qui s’opposait à l’imagerie rétro et élégante dont elle s’entourait par ailleurs. Plus classique et plus affirmé, «Ultraviolence» devrait apaiser les débats. Le disque propose un univers plus cohérent.

Langoureux et nonchalant, traversé d’éclairs électriques, ce disque se tourne davantage vers les racines du rock américain et de la soul. Lana Del Rey cite d’ailleurs comme influences les Eagles, Joni Mitchell. Ou encore Nina Simone, dont elle reprend «The other woman». «Parce qu’elle dit tout, parce que j’adore le jazz, parce que c’est peut-être une porte ouverte vers ce que sera le prochain album», a-t-elle dit à la presse américaine.

Ce rythme plus lent offre un écrin à sa voix, tantôt aérienne, tantôt profonde. L’origine de ce recentrage vient de la rencontre de la jeune femme de 27 ans avec Dan Auerbach, le guitariste et chanteur des Blacks Keys, le plus respecté groupe de rock américain du moment. L’album a été enregistré en six semaines dans son repaire de Nashville, dans les conditions du live. L’influence de ce grand amateur de blues, qui a produit ce nouvel album, se ressent tout au long du disque.