Beatsteaks

02 octobre 2014 09:00; Act: 02.10.2014 09:48 Print

«Sortir de notre zone de confort»

LUXEMBOURG - Le groupe de punk allemand est de retour avec un nouvel album qui cartonne. Leurs fans sauront les accueillir samedi, à l’Atelier.

Sur son dernier album, BEatsteaks n'a pas hésité à mélanger les influences. Le groupe aime s'essayer à d'autres style, comme le funk.

Une faute?

L’essentiel: Pourquoi avoir appelé votre dernier album simplement «Beatsteaks»?

Peter (guitariste): L’enregistrement de l’album s’est fait assez rapidement. Aucun titre en particulier ne nous venait à l’esprit. En voyant la pochette de l’album avec simplement écrit «Beatsteaks», nous nous sommes dit que ça rendait bien, et comme nous n’avions pas encore d’album éponyme, le choix était fait.

Il ne dure que 32 minutes. Directement à l’essentiel?

Exactement! Nous apprécions le fait de ressentir l’envie de réécouter le disque plutôt qu’il soit interminable. Il nous restait encore quelques démos que nous n’avons pas retenues, pour ne choisir que les meilleurs morceaux. Et les albums courts sont une vraie tradition dans le punk!

Vous avez signé chez Epitaph en 1999. Pouvait-on rêver mieux?

Oui, ce fut un gros deal. D’autant que nous étions le premier groupe allemand à signer sur ce célèbre label punk. Nous avons beaucoup appris en côtoyant des groupes américains. Le label était distribué par Warner, chez qui nous sommes depuis quelques années maintenant. Chaque étape fut bénéfique.

Votre succès en Allemagne remonte à «Smack Smash», en 2004, et vos deux derniers albums ont été n° 1 dans les charts. Quelle est la prochaine étape?

La prochaine étape consiste surtout à rester tous en bonne santé, afin de pouvoir continuer à faire des concerts. À ce titre, le sérieux accident de notre batteur Thomas, il y a deux ans, qui a entraîné une pause forcée, nous a fait prendre conscience de la fragilité des choses. Du coup, nous sommes désormais plus vigilants.

Comment expliquez-vous ce succès?

Si je pouvais l’expliquer, je mettrais tout en œuvre pour que cela dure! Sérieusement, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est que nos live sont notre meilleure arme. Les gens nous suivent, et achètent même l’album sans en connaître le contenu. Mais il n’y a pas de plan établi, ni de recette propre au succès.

Votre musique s’ouvre de plus en plus à la pop ou au funk. Comment intégrez-vous ces nouvelles influences?

Nos influences sont très larges, et c’est amusant d’essayer d’autres styles, comme le funk. Nous nous devons d’intégrer de nouveaux éléments, de partir dans de nouvelles directions, afin de sortir de notre zone de confort. C’est excitant d’avoir encore des choses à découvrir et à faire en tant que groupe, car c’est un vrai travail de groupe.

Vos chansons restent souvent en tête. Comment trouvez-vous toutes ces mélodies?

C’est quelque chose qui peut arriver ou non, il faut savoir capter l’inspiration au bon moment. Pour cet album, c’est venu naturellement, nous étions assez créatifs. Nous travaillons à plusieurs sur les textes et les mélodies, et essayons différentes choses. Ce n’est pas évident, car ce n’est pas notre langue maternelle.

À propos de langue, de plus en plus de groupes allemands chantent dans leur langue. Y avez-vous déjà pensé ou l’anglais est pour vous une évidence?

Nous écoutions principalement des groupes anglophones. Il est certain que si nous chantions en allemand, ce serait peut-être plus facile. Si cela doit arriver, cela arrivera, mais nous ne voulons pas forcer les choses. Et le fait de chanter en anglais nous permet aussi de jouer en dehors de l’Allemagne.

Le groupe aura vingt ans l’an prochain. Prévoyez-vous quelque chose de spécial?

Nous y réfléchissons, mais nous ne savons pas encore quelle forme cela prendra. Ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas un énorme évènement. En même temps, nous n’avons pas l’impression que cela fasse déjà vingt ans!

À quoi peuvent s’attendre vos fans luxembourgeois?

Nous avons déjà fait de très bons concerts ici. Et si l’ambiance est bonne et le public aussi, ce sera un vrai feu d’artifice!

Recueilli par Cédric Botzung