Œuvre testamentaire

09 novembre 2016 10:52; Act: 09.11.2016 11:29 Print

Une comédie musicale sur David Bowie à Londres

Le spectacle «Lazarus» est actuellement présenté à Londres. Il fait figure d’œuvre testamentaire de l'artiste britannique, décédé en janvier.

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Le spectacle s'ouvre sur des paroles qui sonnent comme une prémonition: «Regarde: je suis au paradis!». «Lazarus», la comédie musicale de David Bowie, est à l'affiche à Londres, hantée par le souvenir de la star britannique défunte. Bowie était apparu pour la dernière fois en public le 7 décembre 2015, à New York, lors de l'avant-première de cette œuvre testament qui s'y est jouée à guichets fermés. La star s'éteignait un mois plus tard à l'âge de 69 ans, le 10 janvier, après un combat de 18 mois contre le cancer, laissant des millions de fans orphelins de son génie. Il venait de publier l'album «Blackstar», dans lequel figure la chanson «Lazarus».

Coécrite avec le dramaturge irlandais Enda Walsh, «Lazarus» est aujourd'hui présentée jusqu'à la fin janvier au théâtre King's Cross de Londres, ville natale de Bowie, enfant du quartier populaire de Brixton. Ce spectacle sombre et déroutant est inspiré du roman de science-fiction de Walter Trevis, «L'Homme tombé du ciel». «Lazarus» raconte la vie tourmentée de Thomas Newton, un extraterrestre à visage humain qui se retrouve seul sur Terre, «incapable de mourir», avec pour seules compagnes une télévision et une bouteille de gin, jusqu'à l'arrivée «d'une autre âme perdue qui pourrait le libérer».

17 chansons de Bowie revisitées

«Avec "Lazarus", il est pour moi tout à fait clair que Bowie a voulu mettre en scène sa propre mort», avait déclaré le metteur en scène du spectacle, le Belge Ivo van Hove, au moment du décès de l'artiste. La comédie musicale traite également de thèmes chers à Bowie: la quête d'identité, le sentiment de solitude et d'abandon, le rapport à autrui et au monde. Sur scène, Newton est interprété par Michael C. Hall, connu pour ses rôles dans «Six Feet Under» et «Dexter». Le décor est épuré, un lit, un réfrigérateur, une poignée d'accessoires, et un grand écran vertical diffusant des images ou des vidéos.

En un peu moins de deux heures, la comédie musicale revisite 17 chansons de Bowie, dont certains de ses plus grands tubes («Life on Mars», «Heroes»...), ou encore «Lazarus», évidemment. Mais au delà de ses chansons, le souvenir de la star et la proximité de sa disparition planent en permanence sur le spectacle, décuplant sa dimension émotionnelle. Lors de son passage à New York, «Lazarus» avait reçu des critiques enthousiastes de la presse. «Cette comédie musicale est une odyssée théâtrale qui donne le frisson mais qui est aussi presque impossible à comprendre», écrivait The Guardian en décembre 2015. Peut-être parce qu'il manquait alors l'élément central permettant de saisir toute la portée: la mort de Bowie.

(L'essentiel/AFP)

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