Nawell Madani

14 février 2017 19:47; Act: 14.02.2017 19:49 Print

«Je veux tenter ma chance aux États-​​Unis»

Nawell Madani cartonne sur les planches. Aujourd'hui, l'humoriste belge de 33 ans rêve d'une carrière internationale...

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La comique belge se produira à Genève le 16 février 2017. (photo: Franck Glenisson)

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Nawell Madani, qui présente son one-woman-show, «C'est moi la plus belge!» se voit comme une hyperactive. En plus de faire ses premiers pas au cinéma, la pétillante Belge d'origine algérienne est prête à conquérir l'Amérique.

Vous avez commencé votre carrière en tant que chorégraphe. Pourquoi vous êtes-vous lancée dans la comédie?

Devenir comédienne était un rêve de gamine. Je n'avais pas de référence chez les actrices françaises, alors je regardais les comédies black américaines avec des filles auxquelles je pouvais m'identifier, parce qu'elles avaient la peau mate. Quand j'ai commencé la danse avec un coach, il m'a aussi initiée au théâtre et c'est lui qui m'a poussée à monter sur scène en tant que comédienne.

Comment ont réagi vos parents?

Au début, j'ai gardé cette envie pour moi. J'avais peur qu'on me juge. Mais une fois que je me suis lancée, ça s'est bien passé. Pour ma famille, c'était une suite logique parce que j'étais le boute-en-train de la maison. Mon père a juste eu un peu plus de mal à venir m'applaudir, parce qu'il ne comprenait pas trop ce changement. Il pensait que je me cherchais encore, alors que je venais juste de trouver ma place. Et il faut dire que je danse aussi dans mon spectacle. Je ne regrette donc pas du tout ma formation de chorégraphe.

Vous cartonnez avec votre one-woman-show, «C'est moi la plus belge!» Avez-vous encore le trac avant de monter sur scène?

Je pense qu'on a toujours le trac avant de monter sur scène. Si on ne l'a plus, il faut arrêter. Mais j'arrive à le gérer. J'ai aussi moins le trac qu'avant. J'ai la chance d'être bien entourée. Je discute avec mon équipe dans la loge. On se donne de la force, on revoit des petits détails… En fait, plus on travaille, plus on est sûr de soi.

Avez-vous un plan B si tout s'arrête un jour?

J'ai fait des formations de scénariste. Je viens d'écrire mon premier film que j'ai réalisé, «C'est tout pour moi», qui sort le 18 octobre. Et là, je suis en train d'en écrire un deuxième. Donc, je vends mes projets, en écriture et en réalisation. Je peaufine cette nouvelle casquette de scénariste. Je resterai toujours dans l'artistique. Je continue à travailler et je ne m'endors pas sur mes acquis.

On vous voit aussi au cinéma depuis peu, notamment dans «Alibi.com» qui sort le 15 février. Préférez-vous désormais jouer dans des films?

Non, la scène reste très importante pour moi. Rien ne peut remplacer ça. Ce n'est pas pareil que le cinéma. L'adrénaline que l'on ressent sur scène avec le public, c'est exceptionnel. Tourner dans un film est un processus beaucoup plus long. Les retours sont beaucoup plus intransigeants. C'est un autre travail qui se combine bien entre les pauses des tournées. Pour le moment, ça marche très bien comme ça. Je ne vivrai pas l'un sans l'autre. Et pour perdurer, je pense qu'il faut le contact avec le public.

Comment conciliez-vous la célébrité avec votre vie privée?

Je n'aime pas trop parler de ma vie privée. Je ne poste pas de photo avec mon mari sur les réseaux sociaux. Je pense vraiment qu'il faut préserver son jardin secret, sinon on ne s'en sort plus.

Vous sentez-vous prête à fonder une famille?

Avoir une vie de couple en tant qu'artiste, c'est déjà compliqué parce qu'on est toujours en déplacement. On est souvent sollicité pour la promo aussi. On a peu de journées libres. Pour finir, on n'a plus de vie privée. Heureusement, mon mari est aussi acteur. Alors on se comprend. Envisager de devenir mère, c'est toute une organisation. Il faut être prête à engager quelqu'un pour garder son enfant. Il y a plein de questions à se poser…

Vous êtes très active sur les réseaux sociaux. Avez-vous besoin d'être proche de vos fans?

Oui, c'est important d'avoir un lien avec son public. C'est aussi une manière de prendre la main sur ma communication. Je peux raconter ce que je veux. Et quand une interview a été un peu détournée, je peux la récupérer avec mes fans et rétablir la vérité.

Etes-vous aussi dynamique dans la vie que sur scène?

Oui, je suis une hyperactive. Pour me canaliser, il faut beaucoup de boulot, parce que je suis insupportable! J'ai toujours envie de faire plein de trucs, je bouge tout le temps. Je dois remplir toutes mes journées, sinon j'ai l'impression que ma vie me passe sous le nez. Je ne supporte pas le vide. C'est très très grave (rire).

(L'essentiel)