Critiques et mises en garde

15 mars 2018 13:24; Act: 15.03.2018 14:49 Print

Guillon et Ardisson se cherchent des poux

Thierry Ardisson et Stéphane Guillon n'ont visiblement pas gardé de très bons contacts depuis que l'humoriste a été prié de quitter «Salut les Terriens».

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Stéphane Guillon a collaboré pendant 9 ans à «Salut les Terriens!», l'émission de Thierry Ardisson sur «C8». (photo: AFP)

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Dans son nouveau livre, «Journal d'un infréquentable», l'humoriste Stéphane Guillon qualifie l'homme en noir d'être «ringard». Des propos auxquels Ardisson avait donné suite de manière cinglante: «Tu gagnais 10 000 euros par semaine et je comprends qu'aujourd'hui cela te manque cruellement. Mais de là à mentir et à me dénigrer sans raison et sans preuve, il y a une limite que tu franchis dans la honte», écrivait le présentateur de «Salut les Terriens!», dans un communiqué.

Comme on pouvait s'en douter, Stéphane Guillon n'a pas tardé à riposter. C'est dans une lettre ouverte publiée par le Huffington Post que l'humoriste et ex-collaborateur de Thierry Ardisson a répondu à ce dernier: «Mon cher Thierry, merci pour ta lettre. Content d'avoir de tes nouvelles, je n'en avais pas eu depuis mon éviction de C8 en juin dernier, alors tu imagines ma surprise! (...) En revanche, je ne comprends pas que tu réagisses si mal à un livre dans lequel tu n'es pas cité une seule fois», lâche Guillon, ironique.

«Les gens changent, c'est ainsi»

«Lorsqu'on étrille les gens, comme nous le faisons régulièrement toi et moi, il faut accepter d'être chambré en retour. C'est de bonne guerre, poursuit l'humoriste. Je n'ai jamais autant travaillé depuis mon départ de chez toi. C'est fou comme les gens me désirent depuis que je ne suis plus à tes côtés». Puis, faisant allusion à la grève des collaborateurs d'iTELE (aujourd'hui devenu CNews, appartenant, comme C8, à Vincent Bolloré), Stéphane Guillon se montre plus dur: «Alors quand les salariés d'iTELE ont été licenciés, quand Bolloré censurait la chaîne, vidait sans ménagement des gens de grande qualité, je pensais bêtement que tu serais à mes côtés».

Il poursuit: «Tu as préféré ne rien dire, garder ta place et ton salaire, celui que tu me reproches d'avoir touché indûment», constate Guillon, qui conclut: «Les gens changent, c'est ainsi. Mais de grâce, un peu d'humour sur toi même».

(L'essentiel/ls)