Patrick Poivre d'Arvor

04 mars 2021 10:35; Act: 04.03.2021 12:16 Print

«Il y avait parfois des petits bisous dans le cou»

Accusé de violences sexuelles, Patrick Poivre d'Arvor s'est expliqué sur le plateau de «Quotidien». Il nie ces accusations et dénonce les «saloperies qui ont pu être dites».

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PPDA était l'invité de «Quotidien» mercredi.

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«Il ne s'est rien passé, je suis resté 15-20 minutes avec elle» ce jour de novembre 2004, où il avait donné rendez-vous - pour parler littérature- à Florence Porcel qui, aujourd'hui, l'accuse de violences sexuelles. «J'ai dû voir cette femme peut-être 5-6 fois maximum en 17 ans», a-t-il poursuivi. «Elle m'a beaucoup écrit, elle m'a demandé de lui donner des interviews, d'abord pour une maîtrise puis pour France Soir, elle m'a aussi demandé de faire circuler son CV (...) Je ne pensais pas un quart de seconde qu'un jour la foudre allait me tomber dessus».

«Jamais de ma vie je n'ai accepté une relation qui ne serait pas consentie», assène l'ex-présentateur du JT de TF1. «J'oscille entre la colère et une forme de compassion: qu'est-ce qu'il se passe dans la tête de cette femme pour que cette admiration, cette fascination se transforment en fixation?». Patrick Poivre d'Arvor va fournir aux enquêteurs les mails échangés avec la jeune femme. Des messages qui prouveraient, selon lui, que «s'il y a eu séduction ou tentative de séduction, elle ne vient pas de moi». Il indique que ses réponses à lui étaient «courtoises».

«On a dit que j'avais uriné sur le canapé de Claire Chazal»

S'il rompt le silence aujourd'hui, «c'est parce qu'il y a eu tellement de saloperies qui ont pu être dites que je voulais m'en expliquer». Il a décidé de porter plainte contre Florence Porcel pour «dénonciations calomnieuses» et pour «diffamation» contre le Parisien qui a révélé l'information. «Il y a eu une centaine de coups de téléphone à mon entourage, à tous les gens avec qui j'ai travaillé pour essayer de savoir ce qu'il y avait eu dans ma vie qui faisait que, etc...», a-t-il indiqué. «Dans ces cas-là vous avez des amis, vous avez des jaloux, vous avez des déçus (...) On a dit des horreurs, on a dit que j'avais uriné sur le canapé de Claire Chazal (...) Elle est horrifiée par ce type d'attaque».

«Je sais que j'appartiens à une génération où la séduction, où le jeu de la séduction a son importance», reconnaît-il. «Ce comportement, où il y avait parfois des petits bisous dans le cou ou parfois des petits compliments ou parfois du charme ou de la séduction n'est plus accepté par les jeunes générations (...) Je le regrette». Et d'ajouter: «Je pense que je n'ai jamais fait de drague lourde (...) mais il est possible que des femmes, aujourd'hui, se sentent agressées ou en tout cas ne vivent pas ça bien».

(mc/L'essentiel)