En Russie

25 avril 2019 08:51; Act: 25.04.2019 11:17 Print

Une série sur le destin de femmes de jihadistes

La fiction russe «Sur la corde raide» aborde la question sensible des femmes parties en Syrie, après avoir été séduites par l'islamisme radical.

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Bande-annonce de la série (sous-titres en anglais)

Une femme voilée explique calmement à la caméra être partie rejoindre un groupe islamiste radical en Syrie: habituée aux drames d'époque et aux romances fades, la télévision publique russe a choisi pour une nouvelle série le thème sulfureux des femmes de jihadistes.

«Qui êtes-vous avant tout: Russe ou musulman? Qu'est-ce qui est dans votre cœur: Allah ou la peur?», interroge la jeune femme en s'adressant au spectateur.

Première œuvre

La série russe de fiction «Sur la corde raide» raconte le destin de trois femmes parties en Syrie après avoir été séduites par des jihadistes qui les ont convaincues de rejoindre les rangs des combattants islamistes. Il s'agit de l'une des premières œuvres culturelles abordant cette question sensible en Russie.

Pour le réalisateur Evguéni Lavrentiev, il est «totalement clair» que la série met en scène le groupe jihadiste État islamique (EI), avec ses vidéos léchées de recrutement en plusieurs langues, ses drapeaux noirs et blancs et ses enfants soldats armés. Mais à cause des strictes lois russes sur l'extrémisme, l'organisation n'est jamais nommée en tant que telle à l'écran.

Des dizaines de femmes et d'enfants déjà rapatriés

«Il est facile pour ces islamistes radicaux de se présenter en tant que héros romantiques et de faire passer tous les mensonges possibles à leur sujet car les gens ne savent vraiment rien sur eux et que personne ne veut en parler», explique M. Lavrentiev à l'AFP, tout en disant soutenir les lois russes.

Des milliers de ressortissants de l'ex-URSS ont rejoint les rangs de groupes jihadistes en Irak et en Syrie, selon les chiffres des services de sécurité russes. Tout comme les pays européens et les États-Unis, la Russie se démène désormais pour réintégrer les familles de jihadistes qui souhaitent rentrer chez elles. Si les autorités s'inquiètent d'un risque de radicalisation, des dizaines de femmes et d'enfants ont déjà été rapatriés vers les républiques russes à majorité musulmanes du Caucase.

Personnes vulnérables

En avril, une ancienne étudiante moscovite a été remise en liberté conditionnelle après avoir été condamnée en 2016 pour avoir tenté de rejoindre un combattant qui l'a séduite sur Internet. L'affaire avait été très médiatisée.

Selon M. Lavrentiev, l'EI cible généralement les personnes vulnérables en raison de problèmes professionnels ou personnels. «Lorsqu'une personne a perdu son but dans la vie, lorsqu'elle est sur la corde raide - le titre de la série - il faut juste trouver cette personne et lui parler», affirme M. Lavrentiev.

(L'essentiel/afp)

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