Entreprises au Luxembourg

30 octobre 2020 10:00; Act: 30.10.2020 12:52 Print

«En production, le télétravail n'est pas possible»

LUXEMBOURG - Michèle Detaille, la présidente de la Fédération d'entreprises multisectorielle Fedil, évoque les conséquences de la crise du coronavirus.

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«Dans l'industrie, on est habitués à s'adapter en permanence», note Michèle Detaille.

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Dans quel «état» se trouvent les entreprises des secteurs que vous représentez?

Michèle Detaille, présidente de la Fedil: Les difficultés que certaines rencontrent, c'est qu'il n'y a plus de marchés, il est compliqué de vendre. Il y a aussi la difficulté d'approvisionnement en matières premières ou en composants. Une autre difficulté, c'est le fait que le personnel ne vient plus travailler. Et il n'est pas possible de tout faire en télétravail. Dans la production, vous ne pouvez pas. Il arrive que des équipes ne soient pas complètes et que même si le marché est là on ne puisse pas produire autant que voulu.

Quelles sont les entreprises les plus touchées, et celles qui s'en sortent?

Les entreprises de services à l'industrie souffrent, comme celles du nettoyage. La presse aussi, car il n'y a plus tellement d'annonceurs, ils sont frileux. L'événementiel, même s'il ne fait pas partie de la Fedil, est un grand fournisseur de nos entreprises, et a du mal. L'intérim, ce n'est pas facile non plus. Comme pour la filière automobile, bien représentée au Luxembourg. Celles qui vont bien sont les entreprises de l'alimentaire ou encore qui travaillent pour le secteur médical, même si c'est fort en amont du produit.

Le régime d'aides aux entreprises mis en place par le gouvernement a-t-il permis de limiter la casse?

Cela a été utile. Le gouvernement a agi vite, massivement, avec des mesures adaptées, facilement accessibles sans trop d'administratif. Pour l'avenir aussi, il y a un plan de relance très bien adapté à l'industrie, avec des aides admises par l'UE qui sont importantes. Avec un objectif qui nous tenait à cœur qui est de ne pas rompre les investissements. C'était notre crainte, car on sait que si on arrête maintenant un investissement, on va perdre dans les années à venir du chiffre d'affaires et de la création de valeurs.

(Recueilli par Mathieu Vacon/L'essentiel)

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Les commentaires les plus populaires

  • Benjamin le 30.10.2020 11:22 Report dénoncer ce commentaire

    Tout à fait Madame , bonne réflexion , nous sommes en première ligne sur le front , nous devons travailler c'est certain , bien souvent les métiers que vous désignés production ou nettoyage sommes en première ligne et sous payés malgré une grosse ancienneté pour certains , 12,38 au bout de 30 ans pour exemple ! Pas de reconnaissance salariale , toujours faire plus et plus vite au risque de devenir angoissé , nerveux et dépressif ... Si on passe cette crise il faudra penser à une revalorisation de tous ces corps de métier , merci d'avance , un frontalier

Les derniers commentaires

  • Benjamin le 30.10.2020 11:22 Report dénoncer ce commentaire

    Tout à fait Madame , bonne réflexion , nous sommes en première ligne sur le front , nous devons travailler c'est certain , bien souvent les métiers que vous désignés production ou nettoyage sommes en première ligne et sous payés malgré une grosse ancienneté pour certains , 12,38 au bout de 30 ans pour exemple ! Pas de reconnaissance salariale , toujours faire plus et plus vite au risque de devenir angoissé , nerveux et dépressif ... Si on passe cette crise il faudra penser à une revalorisation de tous ces corps de métier , merci d'avance , un frontalier

    • Les liens humains indispensables balayés le 30.10.2020 20:05 Report dénoncer ce commentaire

      J'y pensais aujourd'hui à ce télétravail dont on parle à tort et à travers en ce moment. Deux grands chantiers de construction de résidences sont en activité devant chez moi et je voyais ces hommes affairés sous la pluie. Bien sûr, chacun son métier. Mais comment aurions-nous des logements, sans la présence effective de ces hommes courageux qui sont sur le chantier à 6h45/7 hrs du matin? Comment aurions-nous du personnel de santé, des secours 24hrs/24. Arrêtons de nous concentrer sur notre petit confort.