Économie

03 octobre 2021 21:54; Act: 04.10.2021 10:11 Print

Les cours du pétrole dopés par la flambée du gaz

La forte hausse des cours du gaz tire un pétrole devenu plus compétitif, une partie de la demande dédiée à la production d'électricité et au chauffage étant susceptible de se reporter.

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Le prix des carburants augmente depuis plusieurs semaines.

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Ce surcroît de consommation pourrait amener les pays producteurs de l'Opep+, qui se réunissent lundi, à revoir à la hausse leurs plans de production.

Le report d'un partie de la demande de gaz vers le brut proviendrait «pour moitié par la production d'électricité en Asie, pour l'autre, plus incertaine, d'un effet de couverture en cas d'hiver plus froid que la normale dans l'hémisphère nord», explique Bjornar Tonhaugen, analyste à Rystad Energy.

Les pays déjà très gourmands en pétrole «tels que l'Arabie saoudite et le Koweït au Moyen-Orient, ainsi que le Japon et la Corée du Sud en Asie» sont les plus susceptibles d'opérer ce basculement, complète Dmitry Marinchenko, analyste à Fitch, contacté par l'AFP.

Une progression moindre

Au niveau mondial, la part du pétrole dans la production d'électricité est très faible: moins de 3% en 2019 selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), loin derrière le charbon (36,7%) et le gaz naturel (23,5%).

«Seule une petite frange des centrales électriques disposent d'une capacité de basculement» vers le pétrole ou le charbon, nuance Tony Syme, économiste au sein de Salford Business School, «le nombre ayant diminué ces trente dernières années du fait de la prise en compte de l'impact environnemental des combustibles fossiles».

Les cours du brut, soumis par ailleurs à de multiples autres facteurs, ont donc progressé dans le sillage de l'envolée des prix du gaz, mais avec une ampleur moindre.

(L'essentiel/afp)