Pendant 1 Ã 3 ans
06 septembre 2012 15:21; Act: 06.09.2012 16:23 Print
La BCE achètera sans limite des obligations d'État
La Banque centrale européenne (BCE) va intervenir de manière illimitée sur le marché de la dette des États de la zone euro face aux primes de risques élevées réclamées à certains pays.
Pour le président de la BCE, Mario Draghi, le précédent programme de rachat de dette publique était insuffisant. (photo: AFP)
La BCE va lancer un nouveau programme, baptisé «Outright monetary transactions» (OMT), en raison «des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l'euro», a déclaré M. Draghi lors d'une conférence de presse à Francfort. Ce programme sera soumis à la stricte condition que les États qui souhaitent en bénéficier aient auparavant fait appel à l'aide des fonds de secours européens, le FESF, provisoire, et le MES, son futur successeur. Ce qui implique des efforts accrus d'assainissement des finances publiques de la part des pays demandeurs.
Infographies Quel est le rôle de la BCE?M. Draghi a indiqué que ce nouveau programme, voté à l'unanimité moins une voix du conseil des gouverneurs de la BCE, allait se concentrer sur les obligations de maturité courte et moyenne. «Entre un et trois ans», a-t-il déclaré, précisant que trois ans était «la maturité la plus efficace pour atteindre les objectifs». Avant la réunion de jeudi, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank) Jens Weidmann s'était fermement opposé au principe des rachats d'obligations d’États.
C'était comme «marcher sur une jambe»
Contrairement au scénario qui avait circulé dans la presse, la BCE ne va pas viser de niveaux spécifiques sur les écarts de taux d'emprunt (spreads) entre les États de la zone euro au-delà desquels elle interviendrait en achetant des titres de dette.
«Nous n'avons pas d'objectif d'écart de taux spécifique», a déclaré M. Draghi. L'écart observé est celui entre les taux d'emprunts des pays de la zone euro et les taux d'emprunt de l'Allemagne, pays qui fait référence dans la zone.
Parallèlement à l'annonce de ce nouveau programme, M. Draghi a sonné la fin du précédent programme de rachat de dette publique, le SMP, lancé en mai 2010 à l'époque de la première crise de la dette grecque. Étendu l'été dernier pour freiner l'envolée des taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie, ce programme de rachat de titres sur le marché secondaire n'avait pas été activé depuis mi-mars. Le SMP, dont il a toujours été dit qu'il était limité en temps et montant, n'était pas suffisamment efficace. C'était comme «marcher sur une jambe», a expliqué M. Draghi.
L'euro demeure «irréversible»
Le SMP totalise des rachats de 209 milliards d'euros, des titres qui seront gardés «jusqu'à maturité», a précisé M. Draghi. La BCE va par ailleurs de nouveau assouplir ses critères pour les garanties qu'elle exige des banques de la zone euro en contrepartie des prêts qu'elle leur accorde via ses opérations de refinancement. Elle va notamment «suspendre l'application d'un seuil de notation financière minimum» pour les garanties exigées («collatéraux») dans le cas de titres de dette d’États membres de la zone euro, selon un communiqué.
Le président de la BCE a réaffirmé que, tout en restant dans le cadre de son mandat, l'institution ferait tout pour sauvegarder l'euro, «qui est irréversible». Il a toutefois affirmé que les actions de la BCE ne seront pas efficaces «sans actions politiques de la part des gouvernements».
(L'essentiel Online/AFP)

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Le loup dans un troupeau de chêvres
Draghi fut vice-président de Goldman Sachs Europe, et ce n'est pas un hasard qu'il est en position (de la Banque) centrale pour livrer l'économie européenne aux caprices (et produits financiers illégaux) de cette banque sans scrupules.
Hi hi
M. Draghi, téléphonez à vos potes Junker et Frieden qui sont en train de chercher des niches fiscales. A 3 vous résoudrez probablement mieux le problème!
affaire de nom?
Financé par des obligations de maturité courte et moyenne. Je je constate que la proposition de M.Junker avait été rejetée et ses "e-bons" avaient la même fonction. Où est la logique? E-bon n'est pas bon, alors appelons les "Draghi-bons" ou "Baroso-Bons" soit mais le système est le même. Entendons nous! Je ne suis pas pour les e-bons je constate seulement un manque de logique. Vous me direz que dans l'UE il ne faut pas chercher de logique mais plutôt le chaos et je suis d'accord avec vous.