Automobile

21 septembre 2015 22:05; Act: 22.09.2015 16:05 Print

VW perd 15 milliards, d'autres sont surveillés

Le titre du constructeur a fini en baisse de 17,14% à lundi la Bourse de Francfort après la découverte du scandale de tromperie sur les contrôles antipollution du groupe allemand.

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L'agence fédérale de protection de l'environnement américaine poursuit son enquête. (photo: Keystone)

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Les Etats-Unis ont étendu à d'autres constructeurs automobiles leurs investigations sur des logiciels intégrés à certains modèles Volkswagen ayant permis de fausser des tests anti-pollution, a indiqué lundi l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA). «L'EPA et la CARB (son homologue californienne) ont commencé des tests sur des véhicules diesel déjà en circulation produits par d'autres constructeurs pour détecter la présence de possibles "logiciels trompeurs"», a indiqué une porte-parole. L'agence environnementale ne précise pas quels constructeurs étaient désormais visés par l'enquête. Parmi les groupes américains, Fiat Chrysler (FCA US) est celui qui mise le plus sur le diesel, suivi par General Motors (GM). Le japonais Mazda est aussi présent sur ce marché.

Le géant allemand Volkswagen est au coeur d'une vaste tempête pour avoir équipé quelque 500 000 véhicules VW et Audi vendus aux Etats-Unis de ces logiciels permettant de dissimuler le niveau réel des émissions de gaz polluants. L'affaire révélée vendredi aux Etats-Unis a fait dévisser le titre du groupe en Bourse lundi et suscité de forts remous en Europe, notamment en Allemagne. Berlin a ainsi ordonné des «tests approfondis» sur tous les modèles diesel de la marque Volkswagen. Le PDG de VW Martin Winterkorn a d'ores et déjà exprimé ses «regrets» face à ce scandale qui expose son groupe à une amende pouvant théoriquement atteindre plus de 18 milliards de dollars aux Etats-Unis. Selon l'ONG qui a fait éclater le scandale, l'International Council on Clean Transportation, il n'est «pas exclu» que Volkswagen ait eu recours aux mêmes techniques de dissimulation en Europe, a déclaré son directeur exécutif Drew Kodjak dans un entretien.

Lundi ce sont plus de 15 milliards d'euros de capitalisation boursière qui sont partis en fumée à la Bourse de Francfort. Le titre du constructeur a fini en baisse de 17,14% à 133,70 euros. Les autres titres automobiles et des équimentiers en Europe ont aussi durement accusé le coup. L'affaire révélée vendredi dernier «va avoir des conséquences financières considérables pour Volkswagen, qui ne sont pas encore calculables», estime le spécialiste automobile Ferdinand Dudenhöffer, interrogé par l'AFP, «l'image et la crédibilité de Volkswagen dans le monde entier sont maintenant entamées». L'est également la réputation d'un fleuron de l'industrie allemande, aux liens étroits avec la politique puisque l'Etat régional de Basse-Saxe en est actionnaire à hauteur de 20%.

(L'essentiel/AFP)