En Argentine

24 décembre 2019 07:58; Act: 24.12.2019 08:47 Print

La pire crise économique depuis 2001

L'Argentine, en «défaut virtuel» sur le remboursement de sa dette selon son nouveau président, connaît depuis 2018 sa plus grave crise depuis le défaut de 2001.

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L'Argentine connaît depuis 2018 sa plus grave crise depuis le défaut de 2001, entraînant des mesures économiques d'urgence. (photo: AFP)

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L'Argentine, en «défaut virtuel» sur le remboursement de sa dette selon son nouveau président Alberto Fernandez, connaît depuis 2018 sa plus grave crise depuis le défaut de 2001, entraînant des mesures économiques d'urgence. En avril-mai 2018, la devise argentine fond de près de 20% en 45 jours. Pour freiner sa chute, la Banque centrale relève son taux directeur jusqu'à 40% et vend des réserves de devises. Le 20 juin, incapable d'emprunter sur les marchés en raison d'un risque élevé, le président de centre droit Mauricio Macri conclut un accord avec le FMI, prévoyant un prêt de 50 milliards de dollars en échange d'une cure d'austérité.

Le 25 juin, l'Argentine est pratiquement paralysée par une grève générale contre la politique gouvernementale et l'accord avec le FMI. En juillet-août, des manifestations dénonçant l'inflation ont lieu à Buenos Aires et dans plusieurs autres villes. Début septembre, le gouvernement prend de nouvelles mesures d'austérité. Le 24, M. Macri affirme que «il n'y a aucun risque que l'Argentine se retrouve en défaut». Nouvelle grève générale le lendemain. Le 26 septembre, le FMI augmente son prêt, le faisant passer à 57 milliards de dollars. Il en versera plusieurs tranches, totalisant 44 milliards de dollars.

2018 en récession

L'Argentine termine l'année 2018 en récession, avec une contraction du PIB de 2,5%. Le 4 avril 2019, des dizaines de milliers de manifestants réclament un changement de cap. Le 17, le gouvernement gèle le taux de change du peso et le prix des produits de base et des services publics pour tenter de freiner l'inflation (47,6% en 2018). Le 29 mai, une nouvelle grève générale paralyse le pays. Le 11 août, le péroniste de centre gauche Alberto Fernandez devance Mauricio Macri aux primaires, qui sont une répétition de la présidentielle. Le 14, M. Macri annonce une hausse du salaire minimum, des baisses d'impôts et le gel des prix de l'essence pendant trois mois.

Le 16, les agences de notation Fitch et S&P abaissent la note de l'Argentine. Le 17, le ministre des Finances démissionne après une semaine de turbulences sur les marchés. Le 28, l'Argentine demande au FMI de rééchelonner sa dette. Le 1er septembre, le gouvernement impose un contrôle des changes pour tenter de rassurer les marchés. Le 19, le Parlement approuve un «état d'urgence alimentaire», allouant des fonds supplémentaires aux programmes destinés aux plus démunis.

La volonté, mais pas les moyens

Le 27 octobre, Alberto Fernandez remporte la présidentielle. Le lendemain, Mauricio Macri durcit le contrôle des changes pour freiner la chute des réserves monétaires. Le 26 novembre, le président élu annonce qu'il ne demandera pas le décaissement de la dernière tranche du prêt du FMI. Le 10 décembre, dans son discours d'investiture, le président assure que l'Argentine «a la volonté de payer» sa dette extérieure, mais n'a pas «les moyens de le faire». Mi-décembre, tandis que la dette publique atteint 93% du PIB (contre 52,6% en 2015) et le taux de pauvreté 41%, le gouvernement annonce des mesures d'urgence: hausse de la fiscalité pour les classes moyennes et supérieures, prestations sociales pour les plus défavorisés, taxe de 30% sur les achats en devises étrangères.

Ces mesures sont validées par le Congrès, pour application le 23 décembre. Le 20, après le report d'un paiement de neuf milliards de dollars, les agences de notation Fitch et S&P abaissent la note de l'Argentine, estimant que ce pays est en «défaut sélectif» (emprunteur qui n'a pas honoré une partie de ses obligations, mais qui rembourse ses autres emprunts à temps). Le 22, le président Fernandez confirme que l'Argentine est en «défaut de paiement virtuel» pour souligner sur la situation particulièrement difficile que lui a léguée son prédécesseur.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • georgette le 24.12.2019 17:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Phi on est tous en faillite, mais peu de gens le savent.

  • Phi le 24.12.2019 12:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Faillitte avec l‘aide du FMI de MAD Lagarde maintenant Elle est a la BCE bientôt L‘Euro est en faillite.

Les derniers commentaires

  • georgette le 24.12.2019 17:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Phi on est tous en faillite, mais peu de gens le savent.

    • @georgette le 25.12.2019 13:21 Report dénoncer ce commentaire

      Non, le Luxembourg n'est pas en faillite, mais son modèle économique peut du jour au lendemain s'écrouler très rapidement car tout est dépendant du secteur financier, à défaut d'avoir eu des dirigeants ayant fait ce qu'ils répétaient à longueur de discours : la diversification de notre économie.

  • Phi le 24.12.2019 12:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Faillitte avec l‘aide du FMI de MAD Lagarde maintenant Elle est a la BCE bientôt L‘Euro est en faillite.