En Europe

12 juin 2019 11:53; Act: 12.06.2019 13:07 Print

143 substances nocives autorisées en cosmétique

L'UFC-Que choisir a publié un guide pratique révélant que 143 substances indésirables sont toujours autorisées à cause de la lenteur des procédures européennes et du lobbiying.

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Un produit cosmétique sur trois contient des perturbateurs endocriniens, des substances toxiques irritantes ou fortement allergisantes. Dans un guide pratique spécial cosmétique publié mardi, l'UFC-Que Choisir analyse plus de 170 produits pour identifier celles nocives. Après ses recherches, ils ne dénombrent pas moins de 143 substances alarmantes qui sont encore autorisées en cosmétique. L'association appelle donc les autorités européennes à interdire sans délai les contenus les plus à risque, surtout le dioxyde de titane présent dans plus de 7 000 références.

On peut alors trouver des perturbateurs endocriniens tels que le propylparaben dans le lait hydratant Mixa intensif peaux sèches antidessèchement, des substances toxiques comme le «butylphenylmethylpropional» dans la crème de soin hydratante jour Nivea soft et l’anti-rides Revitalift soin hydratant extra fermeté de L’Oréal, mais encore des substances fortement allergisantes telles que la «MIT» dans le shampooing antipelliculaire 2-en-1 antidémangeaisons à l’eucalyptus de Head and shoulders.

Pourtant des alternatives existent. Les analyses réalisées prouvent que les fabricants savent parfaitement se passer de ces composants nocifs. Par exemple le shampooing Labell 2-en-1 abricot de chez Intermarché, en plus d'être bon marché, est parfaitement sain pour le corps. L'UFC-Que choisir assure que beaucoup moins de produits pourraient ne plus contenir de produits dangereux si les procédures européennes s'accélèrent et si le lobbying des industriels est moins écouté.

(dj/L'essentiel)