Crise en Grèce

19 février 2017 12:52; Act: 19.02.2017 12:52 Print

Un quotidien entre dettes et manque de crédit

Les Grecs se battent depuis 7 ans contre la réduction de leurs revenus, le manque de crédit et les dettes accumulées au fil de mesures d'austérité.

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Les Grecs peinent à s'en sortir en raison des mesures d'austérité. (photo: AFP)

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Le FMI ne veut pas entrer dans le programme actuel d'aide à la Grèce, car il estime que les objectifs budgétaires sur lequel il est fondé ne peuvent être atteints que par une aggravation supplémentaire des réformes prévues, ou par un allègement massif de la dette grecque par les Européens. L'Allemagne notamment ne voulant pas entendre parler de la deuxième solution en pleine période électorale, les Grecs craignent donc de faire une nouvelle fois les frais de ce débat, qui sera évoqué lundi à Bruxelles lors d'un Eurogroupe.

Avocate de droit civil, Kyriaki Souri, 58 ans, est aux premières loges pour constater les effets de la crise. Elle-même a réussi à maintenir son cabinet ces dernières années grâce aux dossiers de ménages voulant restructurer leurs prêts immobiliers, pour éviter la saisie. «Mais les gens sont asséchés financièrement et les rares clients qui passent la porte pour un divorce n'ont pas d'argent et restent mariés», confie-t-elle.

Cocktail explosif de mesures

Depuis l'éclosion de la crise, cotisations sociales, taxes et impôt augmentent au rythme du rituel de l'examen des finances publiques par les experts de l'UE et du FMI. Asphyxiées par la surtaxation, des dizaines de milliers petites et moyennes entreprises (PME), moteur de l'économie dans le passé, ont fermé. À 23%, le taux de chômage a baissé un peu récemment, mais reste le plus élevé de la zone euro.

À la hausse des prélèvements se sont ajoutés la réduction du salaire minimum, la suspension des conventions collectives, et une douzaine de rabotages des retraites: un cocktail explosif qui «a détérioré les revenus d'une grande partie de la population active, qui faisait tourner l'économie», la classe moyenne, résume Panayotis Petrakis, professeur d'économie à l'Université d'Athènes.

«Tout le monde doit de l'argent à tout le monde» est devenu le mantra habituel des journaux ou des discussions de cafés. Dans le pays, «la somme totale des dettes dépasse 240 milliards d'euros soit 133% du PIB, dont 45% sont des prêts bancaires non remboursés», expliquait récemment le quotidien libéral Kathimerini.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • 20-100 le 19.02.2017 17:43 Report dénoncer ce commentaire

    Les soi-disant crédits pour sauver la Grèce n'ont jamais bénéficié aux grecs mais ont sauvé des banques françaises et allemandes qui s'étaient enrichies en spéculant sur la dette grecque.... tout ça finira mal, très mal. L'euro est condamné à disparaître ou à devenir la monnaie des pays riches européens. Mais quand les pays du Sud pourront dévaluer leur monnaie retrouvée rira bien qui rira le dernier...

  • petitevoix le 19.02.2017 21:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Encore eux On travaille tout Le jours pour nourrir nos familles et UE envoi notre argent pour des pays qui devront prendre la décision de sortir d EU Grexit

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  • petitevoix le 19.02.2017 21:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Encore eux On travaille tout Le jours pour nourrir nos familles et UE envoi notre argent pour des pays qui devront prendre la décision de sortir d EU Grexit

  • 20-100 le 19.02.2017 17:43 Report dénoncer ce commentaire

    Les soi-disant crédits pour sauver la Grèce n'ont jamais bénéficié aux grecs mais ont sauvé des banques françaises et allemandes qui s'étaient enrichies en spéculant sur la dette grecque.... tout ça finira mal, très mal. L'euro est condamné à disparaître ou à devenir la monnaie des pays riches européens. Mais quand les pays du Sud pourront dévaluer leur monnaie retrouvée rira bien qui rira le dernier...