Place financière

09 mars 2016 09:00; Act: 09.03.2016 10:02 Print

L'avenir des fonds passe par l’essor de la FinTech

LUXEMBOURG - Les technologies financières influent sur l’industrie des fonds d’investissement.

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Un des enjeux pour le Luxembourg est de s’imposer dans l’activité des FinTech, plutôt que de se la faire imposer depuis l’étranger.

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La FinTech, ou technologie liée aux services financiers, est sur toutes les lèvres. C’est pourtant «bien plus qu’un mot à la mode», a insisté Denise Voss, présidente de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement, lors de l’Alfi Spring Conference qui continue ce mercredi. Ces technologies sont une conséquence des changements dans le secteur des fonds d’investissement, tout en étant utiles à son évolution.

Exemple avec la nouvelle génération d'investisseurs, décrite par Simon Ramos, associé chez Deloitte Luxembourg, qui présentait une étude sur le sujet: «Elle est adepte du faites-le vous-même, désire garder le contrôle, et est tournée vers les investissements responsables. Elle veut aussi pouvoir comparer ses investissements avec ses pairs. Des plates-formes sophistiquées peuvent permettre de répondre à ces comportements», illustre-t-il.

Le Luxembourg doit rester proactif

Pour les gestionnaires de fonds, les avantages sont aussi réels, selon les spécialistes. L’analyse poussée de données en masse permet de leur apporter du sens. «Il est possible d’identifier les besoins des investisseurs et de leur proposer les bons produits», souligne Simon Ramos.

Les FinTech permettront aussi de réduire les coûts, grâce à l’automatisation des procédures, notamment dans le cadre des nouvelles réglementations qui ont inondé l’industrie. Dans ce contexte, le Luxembourg doit rester proactif, dit Denise Voss.

La création d’une House of FinTech va dans ce sens et l’environnement est favorable. 150 entreprises domiciliées au Grand-Duché ont une activité liée aux FinTech. Une cinquantaine de start-up s’y consacrent aussi principalement.

(Mathieu Vacon/L’essentiel)