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30 mai 2017 14:53; Act: 30.05.2017 17:27 Print

Racheté par PSA, Opel tarde à se réorganiser

Le transfert des salariés d'Opel dans une nouvelle entité opérationnelle, appelée plus tard à passer sous contrôle du français PSA, a pris du retard.

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L'accord scellé en mars entre Carlos Tavares, CEO de PSA, Karl-Thomas Neumann, CEO du Groupe Opel et Dan Ammann, président de General Motors, tarde à se matérialiser sur le terrain. (photo: AFP/Alain Grosclaude)

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Une réunion d'information du personnel prévue pour se dérouler lundi et mardi au siège d'Opel, à Rüsselsheim (centre-ouest), a dû être reportée sine die, a rapporté en premier le quotidien régional Allgemeine Zeitung. Le report de cette réunion d'information était nécessaire car «des points sont encore en suspens dans les négociations entre parties prenantes», a indiqué Michael Göntgens, porte-parole d'Opel, joint par l'AFP.

La discussion se poursuit mais sans toutefois parler d'une situation conflictuelle, a expliqué une source proche des salariés. Au terme d'un processus complexe, tous les accords collectifs liant les salariés d'Opel en Allemagne doivent migrer vers une entité unique dénommée Opel Automotive Gmbh.

Une transaction de 1,3 milliard d'euros

Le principal point à clarifier porte sur la revendication côté salariés d'obtenir un plan de travail sur les 3 ans à venir pour les 7 700 salariés du centre international d'ingénierie attenant à l'usine de Rüsselsheim et encore aux mains de la maison mère General Motors. Une fois le transfert d'entreprise effectif au sein Opel, cette dernière ne sera pas encore passée sous contrôle de PSA.

«Aujourd'hui, des équipes en interne travaillent pour la réalisation effective de l'opération (de rachat d'Opel), incluant le transfert de propriété et le paiement de la transaction, qui devrait intervenir en fin d'année», rappelle un porte-parole de PSA. Pour l'heure, PSA et Opel, avec sa sœur britannique Vauxhall, restent «complètement distinctes et même concurrentes», précise la même source.

PSA avait annoncé début mars vouloir mettre la main sur les deux sociétés moyennant 1,3 milliard d'euros et impliquant la reprise de 40 000 salariés. Cette acquisition doit transformer PSA en dauphin du leader européen Volkswagen et offrir un second souffle à la filiale de GM, déficitaire depuis des années. Carlos Tavares, patron de PSA, s'est engagé début avril à respecter tous les accords sur l'emploi existant chez Opel/Vauxhall après son rachat.

(L'essentiel/afp)