Aux États-Unis

04 mai 2018 17:24; Act: 04.05.2018 17:42 Print

Jay Z dans le viseur du gendarme des marchés

La Securities and Exchange Commission (SEC) a saisi la justice au sujet du rappeur Jay Z qu'elle souhaite entendre dans le cadre d'un dossier de manipulations comptables.

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Jay Z (au centre) a lancé la marque Rocawear en 1999. (photo: AFP/Garrett Ellwood)

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Le gendarme américain des marchés a lancé en 2015 une enquête sur la société Iconix, qui contrôle un portefeuille de marques de vêtements et de chaussures, notamment Pony, Umbro, Lee Cooper ou encore Rocawear.

Cette dernière a été créée en 1999, alors que le streewear commençait à décoller, par Jay Z, Shawn Carter de son vrai nom, et son partenaire du label Roc-A-Fella Records, Damon Dash. En 2007, Iconix a acheté la marque pour 204 millions de dollars, mais Jay-Z a conservé des parts et est resté impliqué dans la gestion stratégique de Rocawear.

En 2016, puis en mars 2018, Iconix a passé deux provisions pour tenir compte de la baisse de valeur de Rocawear, pour la totalité du prix payé en 2007. La SEC s'intéresse à ces opérations dans le cadre d'une enquête sur les comptes d'Iconix, ouverte après le lancement d'une action en nom collectif par des actionnaires du groupe, en 2015.

«Il n'a joué aucun rôle»

Ces actionnaires reprochent à la société d'avoir communiqué des résultats comptables qu'elle savait erronés, dans le cadre des publications trimestrielles obligatoires. Le gendarme des marchés indique avoir déjà adressé à Jay Z, deux convocations pour une audition, en novembre 2017 et en février, mais qu'il n'y a jamais répondu favorablement.

La SEC rappelle que cette convocation ne signifie pas que l'autorité de régulation dispose d'éléments à charge contre Jay Z. Pour obtenir d'entendre le rappeur, le gendarme des marchés a saisi la justice fédérale afin qu'elle contraigne l'artiste à se rendre à la convocation.

Dans une déclaration , un porte-parole des avocats du rappeur a laissé entendre que ce dernier se refusait toujours à être entendu par la SEC. «M. Carter n'a joué aucun rôle dans ces publications financières ou dans les autres décisions d'Iconix en tant que groupe coté. C'est un particulier qui n'a pas à être impliqué dans ce dossier».

(L'essentiel/afp)