Immobilier à Londres

29 octobre 2017 11:15; Act: 29.10.2017 11:22 Print

La pierre a perdu de son éclat avec le Brexit

Avec la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union européenne, l'immobilier a perdu de sa valeur à Londres, une première depuis 12 ans.

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Le Brexit alimente les inquiétudes sur le marché de l'immobilier. (photo: AFP/Chris j Ratcliffe)

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«Un coup de peinture, une nouvelle cuisine et ce sera bon!»", lance Kai Brader-Tan, encore tout surpris de devenir l'heureux propriétaire d'un appartement à Londres où les prix de la pierre sont sous la pression du Brexit. Ce jeune homme de 24 ans ne cache pas sa fierté en évoquant le bien qu'il est en passe d'acquérir à Brixton, un quartier du sud de Londres en plein développement dans une ville où les prix de l'immobilier sont prohibitifs. Les prix dans la capitale britannique se sont envolés depuis la crise financière et sont désormais deux fois plus élevés que la moyenne nationale.

Sauf que le vote pour le Brexit est passé par là et a calmé les ardeurs des investisseurs internationaux, affectant le marché immobilier londonien, dont la croissance est maintenant la plus faible de toutes les régions du Royaume-Uni, une première en dix ans. Résultat, le marché refroidit voire se contracte. En patientant un peu, Kai a pu acheter son 4 pièces pour 50 000 livres (56 000 euros) de moins que prévu, une aubaine pour ce Londonien de toujours.

Temps de transaction plus long

La question de la sortie de l'UE était d'ailleurs sur toutes les lèvres lors du Mipim UK à Londres, qui réunissait les professionnels de l'immobilier. Les prix de l'immobilier résidentiel ont reculé de 0,6% sur un an au troisième trimestre dans la capitale, soit la première baisse depuis 2005, selon la banque mutualiste Nationwide. L'investissement direct étranger dans l'immobilier résidentiel britannique est passé d'un plus haut en cinq ans à 214 million de livres au troisième trimestre 2016, à 77 millions de livres au deuxième trimestre 2017, selon les statistiques officielles.

Dans les quartiers les plus chers de Londres, il faut désormais s'armer de patience pour conclure une affaire. Une transaction se fait en moyenne en 34 jours, contre 24 jours il y a un an, montre le cabinet d'analyste immobilier LonRes. Dans les quartiers plus modestes de la périphérie de Londres, la demande est quant à elle plombée par la faiblesse persistante des salaires, aggravée par l'inflation liée à la baisse de la livre sur fond de craintes sur le Brexit. Le ralentissement du marché fait toutefois des heureux parmi les jeunes acheteurs comme Kai.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Phoenix le 30.10.2017 09:03 Report dénoncer ce commentaire

    Ce n'est que le début, le plus difficile reste à venir. Quel investisseur sera intéressé maintenant par un pays qui offre un marché de 65 millions d'habitants seulement alors que de l'autre côté de la manche un marché de 510 millions d'habitants existe. Tout ça avec des taxes à l'importation et à l'exportation. Bien vu les british, vous l'avez voulu, vous l'avez eu...

  • Mimile le 29.10.2017 16:57 Report dénoncer ce commentaire

    Les milliardaires étrangers ne viennent plus, les salaires des locaux augmentent moins vite que l'inflation des prix causée par la dévaluation de la livre. Si demain la banque d'Angleterre relève ses taux, le marché prendra encore un coup dans l'aile.

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  • Mimile le 29.10.2017 16:57 Report dénoncer ce commentaire

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