Assya Asset Management

27 octobre 2014 12:26; Act: 28.10.2014 10:52 Print

Un «sursis de paiement» a été demandé

LUXEMBOURG - La société Assya Asset Management (groupe LSK) a demandé une protection à la justice luxembourgeoise suite au décès de son principal actionnaire, Thierry Leyne, indique lundi la CSSF.

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La demande est intervenue au lendemain du suicide de Thierry Leyne, auprès duquel s'était engagé l'ex-directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn. (photo: AFP)

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«Une requête en sursis de paiement a été introduite par la société Assya Asset Management Luxembourg auprès du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière commerciale, en date du 24 octobre», indique dans un communiqué la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Selon le droit luxembourgeois, cette procédure distincte du redressement judiciaire et de la faillite peut s'appliquer quand le crédit de l'établissement concerné est «ébranlé» ou en cas d'«impasse de liquidité».

Elle donne automatiquement une protection contre les créanciers, jusqu'à ce que le tribunal se prononce définitivement, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines. La demande est intervenue au lendemain du suicide de Thierry Leyne, le principal actionnaire du groupe financier Leyne Strauss-Kahn (LSK), qui contrôle Assya Asset Management, une société spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion de fortune.

LSK et ses sociétés satellites

Thierry Leyne était le principal partenaire de l'ancien directeur général du FMI dans le fonds d'investissement créé il y a un an. Le 3 octobre dernier, la justice luxembourgeoise avait condamné en référé le groupe LSK, sa filiale Assya et son principal actionnaire Thierry Leyne à payer 2 millions d'euros à l'assureur Bâloise-Vie Luxembourg qui réclamait depuis juillet dernier le remboursement de titres du groupe LSK qui étaient dans son portefeuille.

L'assureur luxembourgeois reprochait à Assya Asset Management de ne pas se conformer aux politiques d'investissement établies par les mandats de gestion et de concentrer les investissements «de manière trop importante» sur les sociétés du groupe LSK et de ses sociétés satellites, créant ainsi une «surexposition non souhaitée du portefeuille». Pour récupérer ses fonds, Bâloise avait fait saisir trois comptes en banque du groupe LSK au Luxembourg, à VP Bank, à la Bil et à la Banque de Luxembourg, pour un montant de plus de 2 millions d'euros.

(L'essentiel/AFP)