Scandale automobile

27 juillet 2017 18:20; Act: 27.07.2017 18:37 Print

Berlin ordonne le rappel de 22 000 Porsche

Le ministre allemand des Transports réagit après la découverte d'un système permettant de minimiser le niveau des émissions polluantes des véhicules au moment des contrôles.

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Le ministre allemand des Transports, Alexander Dobrindt, déplore l'accumulation de scandales qui frappent le secteur automobile de son pays. (photo: AFP/John Macdougall)

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Le logiciel trouvé sur les modèles Cayenne de la filiale de Volkswagen constitue un système «illégal», a déclaré à la presse à Berlin Alexander Dobrindt, soulignant qu'il était «tout sauf ravi» face à l'accumulation des scandales frappant le secteur de l'automobile allemand, dernièrement également soupçonné d'entente illégale.

Les modèles concernés par ce rappel sont équipés de moteurs 3L TDI Euro 6 fabriqués par Audi, une autre filiale de Volkswagen, et sont actuellement au nombre de 22 000 en circulation dans toute l'Europe, dont quelque 7 500 en Allemagne, selon les détails communiqués par le ministère.

Un rappel à la charge de Porsche

Le ministre avait dans un premier temps parlé de 7 500 en Allemagne ainsi que de 22 000 en Europe. Ces véhicules sont équipés d'un logiciel permettant l'activation d'un système de réduction des émissions polluantes au moment des contrôles, tandis qu'il est désactivé lors de la conduite sur route.

Par ailleurs, le ministre a annoncé que les voitures concernées qui sont encore en fabrication n'auront pas l'autorisation de circuler et ce tant que le logiciel incriminé ne sera pas mis aux normes. «Plus aucun véhicule» de ce type «ne peut être mis en circulation», a dit le ministre. Ce rappel sera totalement à la charge de Porsche, a souligné Alexander Dobrindt.

Soupçons sur des modèles Touareg

Dans le cadre du scandale du diesel, qui a éclaté en septembre 2015 quand il a été découvert que Volkswagen avait truqué onze millions de véhicules diesel, Porsche était déjà dans le viseur de la justice. Début juillet, le parquet de Stuttgart avait annoncé soupçonner des salariés de Porsche d'être aussi impliqués dans l'affaire et les soupçonner «de fraude et de publicité mensongère».

Le ministre allemand des Transports a également fait part de soupçons de tricherie sur des modèles Touareg de Volkswagen, sans que ceux-ci ne soient pour l'heure confirmés.

(L'essentiel/afp)