Aux États-Unis

27 novembre 2017 11:14; Act: 27.11.2017 15:04 Print

Dette à rembourser pour un diplôme sans valeur

La faillite de groupes privés de formation professionnelle est au centre d'une bataille entre l'administration Trump et des milliers d'étudiants endettés qui s'estiment floués.

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Deux établissements ont fermé en 2015 et 2016.

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Quelque 95 000 dossiers d'annulation de dettes sont en souffrance au ministère de l'Éducation, après l'abrogation d'une loi qui facilitait les démarches des demandeurs. La majorité sont d'anciens étudiants de deux géants du secteur des «universités à but lucratif», Corinthian Colleges et ITT Tech, qui ont fermé en 2015 et 2016. Danielle Adorno, une New-yorkaise de 30 ans, voulait devenir pâtissière. Elle a contracté des prêts de 25 000 dollars au total pour suivre des «études culinaires» à l'Art Institut, un groupe privé qui gère plusieurs écoles dans le pays.

«C'était vraiment un enseignement de base, qui sortait d'un livre de cuisine. On trouve la même chose sur YouTube», raconte-t-elle. L'école, selon elle, a utilisé une «tactique détournée» pour la convaincre de s'inscrire, en ne lui fournissant aucune information sur le taux de réussite aux examens et ce que devenaient les diplômés. Après neuf mois de formation, elle doit déchanter. «Les restaurateurs me riaient au nez en voyant mon diplôme», dit-elle.

Loi annulée puis réécrite

Elle admet une certaine naïveté mais estime qu'on lui a menti sur la qualité du programme et ses débouchés, et en veut comme preuve que l'école de New York a depuis fermé ses portes. Par contrat, Danielle Adorno ne peut pas poursuivre l'Art Institute, alors elle a demandé au ministère de l'Éducation l'annulation de son prêt au titre de la Loi sur la protection des emprunteurs. Promulguée en 1994, la loi avait été très peu utilisée jusqu'à la faillite du groupe Corinthian Colleges, condamné à 1,1 milliard de dollars d'amende pour publicité mensongère et fausses déclarations.

Face à l'ampleur du scandale, la loi avait été modifiée en 2016 pour simplifier les démarches des étudiants et renforcer les sanctions contre les établissements convaincus de fraude. Mais la loi a été abrogée par la ministre de l'Éducation, Betsy DeVos, fervente partisane de l'école privée, qui a ordonné une réécriture du texte. Aucune demande n'a été approuvée depuis janvier. Le ministère affirme que ses services sont surchargés.

(L'essentiel/AFP)

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