En Allemagne

09 février 2018 18:44; Act: 09.02.2018 19:47 Print

Airbus va payer une amende de 80 millions

La justice allemande a infligé une amende de 81,25 millions d'euros à l'avionneur européen dans une affaire de corruption présumée autour de la vente d'avions de combat.

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L'amende a été acceptée par l'avionneur européen.

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L'avionneur européen Airbus s'est vu infliger vendredi une amende de 81,25 millions d'euros en Allemagne, qui lui permet toutefois de clore une enquête de corruption présumée autour de la vente d'Eurofighter à l'Autriche en 2003. «Les enquêtes à grande échelle, en étroite collaboration avec les autorités autrichiennes (...) n'ont apporté aucune preuve de paiement de pots de vin», a indiqué le Parquet allemand dans un communiqué.

Le ministère public estime toutefois qu'Airbus a failli à son devoir de surveillance en autorisant l'ancienne direction à procéder à des paiements de plusieurs millions d'euros liés au contrat et ce «à des fins non clarifiées». Il a parallèlement loué la compagnie pour sa coopération dans l'enquête et la mise en place «de règles de compliance», qui «laissent des raisons penser que de tels événements ne se reproduiront plus à l'avenir».

Dossier pas clos pour la justice autrichienne

«Le résultat des investigations du Parquet de Munich, qui durait depuis 2012, n'a pas confirmé les allégations de corruption», a de son côté réagi l'avionneur dans un communiqué. Le méga-contrat portait sur la vente de 18 avions de combat Eurofighter à Vienne. Si le volet allemand dans cette affaire est clos, l'avionneur reste dans le collimateur de la justice autrichienne. Les investigations «continuent indépendamment» de la décision en Allemagne, a indiqué un porte-parole du Parquet de Vienne.

Le gouvernement autrichien a porté plainte contre Airbus l'an passé, réclamant 1,1 milliard d'euros de dommages et intérêts pour fraude délibérée autour de ce contrat. Le PDG de l'avionneur Tom Enders, qui ne sollicitera pas un renouvellement de son mandat en 2019, est visé dans cette affaire. A l'époque des faits, il dirigeait la branche défense du groupe Airbus.

(L'essentiel/ AFP)