Union européenne

05 février 2018 20:10; Act: 06.02.2018 11:27 Print

L'industrie automobile appelée à plus d'éthique

La Commission européenne a exhorté lundi l'industrie automobile à se comporter de façon «plus éthique» et «plus responsable», après les révélations sur les constructeurs allemands.

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En juillet dernier, le constructeur allemand BMW avait nié toute entente avec ses rivaux visant à se concerter sur les émissions de diesel de ses voitures.

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La Commission européenne a exhorté lundi l'industrie automobile à se comporter de façon «plus éthique» et «plus responsable», après les révélations sur des tests d'émissions de gaz polluants pratiqués sur les singes et les humains par des constructeurs allemands. La commissaire européenne à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, a affirmé devant les députés du Parlement européen réunis à Strasbourg qu'elle allait demander aux États membres de «vérifier si de tels tests sur les humains et les singes sont pratiqués».

«Maintenant, l'industrie automobile doit se comporter de façon plus éthique et plus responsable. (Elle) doit totalement prendre ses responsabilités pour de tels comportements», a martelé Mme Bienkowska, dans l'hémicycle. Elle a répété que l'exécutif européen était «choqué» par ces informations révélées dans la presse. «Il n'y a pas de loi européenne qui justifie ce comportement», a-t-elle souligné, ajoutant que ces tests «apport(aient) une dimension nouvelle, et même plus triste, au scandale du Dieselgate».

Des pratiques qui «trompent les consommateurs»

Le scandale des moteurs truqués est revenu hanter les constructeurs allemands fin janvier, après des révélations sur des tests visant des singes et des humains pour mesurer l'impact des émanations du gazole. Volkswagen, BMW, Daimler et l'équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu'ils finançaient, l'EUGT, fermé depuis.

Le but de ces pratiques «est de saper le travail des législateurs et de tromper les consommateurs», a accusé la socialiste belge Kathleen Van Brempt en réponse aux déclarations de Mme Bienkowska. De son côté l'eurodéputée Verts française, Karima Delli, en a profité pour exiger une nouvelle fois des dédommagements pour les acheteurs de voitures équipées des logiciels truqueurs, à l'image de ce qui a été fait aux États-Unis, où le scandale des moteurs truqués avait été révélé, mais pas dans l'UE.

(L'essentiel)