Place financière
22 février 2012 17:02; Act: 22.02.2012 17:49 Print
La Suisse veut casser son image de paradis fiscal
La Suisse veut présenter d'ici septembre des mesures concrètes pour rendre sa place financière conforme aux normes internationales, notamment en matière de lutte contre l'évasion fiscale.
Berne a signé en août 2011 des accords avec l'Allemagne et le Royaume-Uni pour régler les problèmes d'évasion fiscale, mais les États-Unis continuent à exercer la pression sur les banques helvétiques. (AFP)
L'objectif du gouvernement est de «régler les problèmes fiscaux hérités du passé, notamment ceux des clients domiciliés à l'étranger qui ne se sont pas acquittés correctement des impôts», a-t-il souligné dans un communiqué. Berne veut également garantir à l'avenir «la coopération internationale et l'imposition des revenus et des gains de capitaux» et a chargé le Département fédéral des Finances (DFF) d'élaborer des mesures «concrètes» d'ici septembre.
Ces mesures prévoient notamment des accords en matière d'imposition internationale à la source, des améliorations de l'assistance administrative et de l'entraide judiciaire, ainsi que l'extension du devoir de diligence des prestataires financiers. La Suisse, qui a assoupli en 2009 son secret bancaire centenaire sous la pression internationale, est toujours dans le collimateur des grands pays européens et des États-Unis.
Onze banques dans le viseur
Berne a signé en août 2011 des accords avec l'Allemagne et le Royaume-Uni pour régler les problèmes d'évasion fiscale, mais les États-Unis continuent à exercer la pression sur les banques helvétiques. Onze banques suisses sont ainsi dans le collimateur des États-Unis, accusées d'avoir démarché des clients américains fraudeurs du fisc. Parmi ces banques, figurent notamment la vénérable Wegelin, plus ancienne banque privée de la Suisse, qui a choisi de se saborder, en cédant toutes ses activités hors USA à son compatriote Raiffeisen.
Wegelin a été inculpée par les autorités judiciaires américaines, car trois de ses cadres ont offert leurs services, entre 2002 et 2011, à des contribuables américains désireux de cacher leurs avoirs au fisc par un système de sociétés écrans et de comptes anonymes.
(L'essentiel Online/AFP)



















